Economie

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3 January 2019

C'est dans l'air du (...)
 C'est dans l'air du temps... et bonne année !
Jean-Michel Chevalier
Les Petites Affiches

Benalla 2.0. On pensait l’avoir oublié, coucou le revoilà ! Il refait une entrée fracassante dans l’actualité avec ses (vrais) passeports
diplomatiques, qu’il aurait sans doute remis si on lui avait demandé bien gentiment, au lieu de lui adresser une vilaine lettre AR pour réclamer leur restitution. Un peu chatouilleux, cet Alexandre le bienheureux, qui se
balade avec les documents officiels de la République. Le Quai d’Orsay, qui a d’autres chats à fouetter, a mis moins d’énergie dans le retour des passeports diplo qu’un "simple" juge d’instruction quand il met en examen et sous contrôle judiciaire un voleur de scooter ou de 4x4…

Tartuffe pas mort. Alors que les représentants du commerce de détail ont réclamé – en vain – une ouverture avancée des soldes pour tenter de compenser les pertes dues aux mouvements à répétition des gilets jaunes en décembre, bon nombre de pas-de-porte franchisés n’ont pas attendu le top départ du 9 janvier. Ils se sont lancés dans des opérations qui ont le goût des soldes, la couleur des soldes, mais qui ne sont pas officiellement des soldes. Elles sont appelées "ventes privées", "special day" ou toute autre dénomination laissant libre cours à l’imagination, à condition qu’elles ne contiennent pas le mot "solde". Réservées aux clients ayant une carte de fidélité, elles ont pour objet d’écouler les "nanars" invendus et de répondre à la concurrence des ventes sur internet et des grandes surfaces. Et c’est ainsi que l’on peut acheter ses vêtements d’hiver dès avant même le début des frimas, et ses maillots de bain et parasols avant le début de l’été. Étonnant, tout de même, de consentir des rabais jusqu’à 60 % sur les articles de saison…

Tranquilles. Dans ce climat politique qui hésite entre le délétère et l’explosif (façon puzzle), je connais au moins deux personnalités qui ne doivent pas regretter d’être sur la touche. Gérard Collomb, ancien ministre de l’Intérieur, qui a passé la marche arrière, juste avant les dérapages de pseudo gilets jaunes, laissant un mistigri déchaîné à ce pauvre Christophe Castaner. Et aussi François Fillon, qui coule des jours heureux aux côtés de Pénélope, depuis que les électeurs l’ont renvoyé dans la Sarthe.

Jaune. Florent Philippot a déposé la marque "gilets jaunes". Opportuniste, le patron des "Patriotes" fait preuve d’un sens de la récupération qui devrait lui valoir, au moins, le grand prix de l’écologie 2019. Mais, comme tout homme politique, cet amateur de gilets doit quand même se méfier des vestes… électorales.

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