Economie

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2 janvier 2020

Il est passé par ici, (...)
Il est passé par ici, il repassera par là...
Jean-Michel Chevalier
Les Petites Affiches

-  Sacré Carlos ! Toujours là où on ne l’attend pas. Pirouette-cacahouète, il a pris la poudre d’escampette du Japon où les mâchoires de fer de la justice avaient toutes chances de le broyer et de l’envoyer croupir au cachot pendant des années. Nous apprendrons peut-être un jour comment ce Rocambole des temps modernes a réussi à fausser compagnie au procureur de Tokyo, qui n’a pas l’air d’un rigolo, et avec quelles complicités. Ce faisant, il jouait son va-tout : s’il s’était fait piquer dans sa tentative d’évasion, tel un garnement qui fait le mur de son collège, il est fort probable qu’il aurait retrouvé sa mini cellule avec peu de chance de revoir un jour le ciel bleu du Liban. Maintenant que la roulette a tiré son numéro, le voilà libre d’aller et de venir au pays du cèdre. De parler aussi, cela risque d’être assez drôle, mais pas pour tout le monde, quand le plat de la vengeance froide sera servi...

- Il paraît que le nombre de grévistes n’a jamais été aussi bas, mais les trains circulent encore peu, en tous cas pas dans la proportion des arrêts de travail pour cause de grève. Il suffit que le conducteur ou le contrôleur ou une autre catégorie de personnel indispensable débraye pour que TER, Intercités et TGV restent à quai. La question pour les syndicats est de savoir jusqu’où ne pas aller trop loin avant le basculement de l’opinion, majoritairement opposée à la réforme des
retraites, mais qui va finir par se lasser de ce mouvement. Déjà difficile pour les "pendulaires" du TER dans la région Paca, la situation l’est encore bien davantage sur Paris, avec 400 kilomètres de bouchon aux entrées de la ville les bons jours.

- Cette fois, la "trêve des confiseurs" est bel et bien finie avec les élections municipales qui arrivent à grands pas (15 et 22 mars). C’est l’occasion de se demander d’où vient cette expression mal nommée parce que les confiseurs travaillent beaucoup pendant la trêve des fêtes et encore après avec l’épiphanie. Elle provient des âpres discussions entreprises à l’automne 1874 sur la future constitution de la IIIème République. Républicains, Monarchistes, Bonapartistes s’étaient tellement étripés à l’Assemblée qu’ils décidèrent de faire une pause pour laisser le bon peuple souffler un peu pour Noël et le Nouvel An. Aujourd’hui, les confiseurs sont plus que jamais au travail.
Bonne année !

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