Le Burn-Out : un concept

Le Burn-Out : un concept répandu lié au travail mais pas seulement

Trop de pression au boulot et dans sa vie perso : selon les études, jusqu’à trois millions de Français sont exposés au risque de « péter les plombs »

L’engrenage

Le burn-out intervient après une période de grande activité professionnelle, qui procure en général du plaisir et de l’estime de soi. Le sujet fait alors des sacrifices (vie sociale et familiale) pour maintenir ou augmenter sa performance, atteindre des objectifs. Jusque-là, tout va bien...

Une avancée

L’article 27 de la loi relative
au dialogue social et à l’emploi d’août 2015 a instauré la reconnaissance du burn-out parmi les maladies psychiques et prévu son traitement dans le cadre des instances compétentes. Mais, pour l’instant, il n’est pas encore reconnu comme maladie professionnelle. Donc, en attendant, il faut savoir lâcher prise et ralentir, même si ce n’est pas toujours facile...

L’effondrement

Cette frénésie de travail vire à l’acharnement. La fatigue s’installe insidieusement, les résultats s’en ressentent. L’entourage peut être ressenti comme hostile, le sujet essaie alors de travailler encore plus... jusqu’à l’effondrement et la dépression.

Concept fourre-tout

Burn-out fait partie des mots à la mode. Etre mal dans son travail et dans sa vie n’est pas forcément synonyme de burn-out. La société actuelle est agressive (comportement général au volant...), rapide et connectée (smartphones, SMS, mails), exigeante avec le culte du résultat et de la réussite. Tout cet environnement compte aussi dans le diagnostic.

Les signes annonciateurs

Les plus fréquents sont des troubles du sommeil et de la
concentration, des pointes d’irritabilité, des symptômes cutanés (eczéma, psoriasis), des difficultés de digestion. Tous ces signes peuvent se conjuguer. Le travail excessif conduit à un épuisement émotionnel, physique et psychique.

Comment éviter, comment soigner

Tout dépend des individus. Les moins fragiles pourront l’éviter en faisant un vrai break (sans téléphone ni internet !). Encore faut-il être assez lucide pour s’autodiagnostiquer et capable d’en- tendre les observations de son entourage... Pour les personnes en souffrance, un accompagne- ment médical et psychologique est indispensable.

Intellos et paysans

Selon diverses études, entre 10 et 20% des cadres et professions intellectuelles soit 3,2 millions de Français seraient « au bord de la rupture » et présenteraient un risque élevé de burn-out. Les agriculteurs, avec leurs journées à rallonge, sont eux aussi très exposés.

« Risques psychosociaux »

Pour Myriam El Kohmri, ministre du Travail, « les causes du burn-out sont parfois complexes, il fait partie des risques psychosociaux dont l’origine est à rechercher dans les conditions d’emploi, l’organisation du travail ou les relations de travail ». Il n’existe pas aujourd’hui de définition juridique pour ce phénomène.

En savoir plus...

La Direction générale du travail, l’Agence nationale de l’amélioration des conditions de travail et l’Institut national de recherche et de sécurité ont édité un guide intitulé « Aide à la prévention du syndrome d’épuisement professionnel, ou burn-out ».

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