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Cannes pionnière dans l’utilisation du nouveau carburant GTL au Vieux Port

Dans la continuité de ses actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement, de la baie de Cannes et de l’amélioration du cadre de vie des Cannois, la Mairie de Cannes teste depuis juillet dernier l’utilisation du nouveau carburant GTL (Gas To Liquid) au Vieux Port pour différents engins, portiques et bateaux de professionnels. Cette expérimentation menée depuis huit mois est une première dans le département des Alpes-Maritimes et se révèle aujourd’hui la solution la plus propre dans le cadre de la transition énergétique.

Sous l’impulsion de David Lisnard, maire de Cannes, le Vieux Port – propriété communale gérée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur – travaille en collaboration depuis juillet 2019 avec la société HYRIS et le groupe AVIA et Thévenin & Ducrot pour le déploiement et l’utilisation du GTL. Ce carburant liquide produit à partir de gaz naturel, offre une alternative de combustion plus propre que le gazole conventionnel en permettant notamment la réduction de la pollution atmosphérique.

A la demande de la Mairie de Cannes, une première cuve de 5 000 litres, située dans l’aire de carénage, a été mise en place pour ce carburant GTL. Cette cuve, la seule existante à ce jour dans les Alpes- Maritimes, permet d’alimenter plusieurs équipements réservés aux professionnels :
- le grand portique de manutention ;
- 2 engins de levage ;
- une grue ;
- et le bateau d’assistance portuaire des plongeurs.

Un carburant plus propre dans le processus de transition énergétique

En attendant le passage aux technologies de moteurs électriques ou hydrogènes, le GTL est aujourd’hui le meilleur carburant pour tendre vers la transition énergétique car il ne demande aucune adaptation et fonctionne avec tous les moteurs Diesel. Bien que son coût soit supérieur de 5 à 7 centimes au litre par rapport au Diesel classique, ses avantages sont nombreux. Il permet de :
- réduire les émissions de CO2, de Nox (oxydes d’azote) et les particules fines de 10 à 30% ;
- éliminer les émissions de soufre ;
- supprimer les odeurs ;
- réduire très fortement les fumées ;
- enfin, il est biodégradable dans l’eau après 51 jours.

Une expérimentation dans le prolongement de la Charte Croisière qui a fait de Cannes le site pionnier contre les paquebots polluants

La mise en place de ce nouveau carburant s’inscrit dans le prolongement de la création de la Charte Croisière, élaborée par la Mairie de Cannes et la CCI Nice Côte d’Azur pour lutter contre la pollution marine et de l’air, et qui symbolise l’engagement indéfectible de la municipalité de Cannes pour la protection de l’environnement et la préservation du cadre de vie des Cannois.

Celle-ci engage les compagnies de croisiéristes qui souhaitent débarquer en baie de Cannes sur quatre grands points  :
1. la réduction des émissions polluantes dans l’air par l’utilisation d’un carburant inférieur à 0,1% de soufre, l’interdiction d’incinération des déchets à bord et la mise en place d’un service de tendering respectueux de l’environnement ;
2. la réduction de la pollution en mer par l’interdiction des rejets d’eaux usées traitées ou non et d’eaux issues du système de lavage des scrubbers ;
3. la protection de la biodiversité par le contournement des herbiers de posidonies lors des manœuvres et ancrages, et par le respect des zones de pilotage et de mouillage ;
4. la mise en œuvre d’une démarche environnementale globalisée auprès des différents opérateurs qui transportent les passagers pour que l’ensemble de la chaîne logistique et touristique soit vertueuse.

Ainsi, l’utilisation de ce nouveau carburant GTL entre dans la logique des engagements de la Charte Croisière. Les pilotes qui mènent les navires de croisières jusqu’à leur point de mouillage utiliseront le GTL à partir de cette année en baie de Cannes et une charte liant les sociétés d’autocaristes est en cours d’élaboration.

Pour rappel, la Charte Croisière cannoise a connu un succès total, puisqu’en 2020, 100% des paquebots – soit 33 compagnies de croisiéristes et 428 000 passagers en escale en 2019 – ont rejoint le combat du premier magistrat pour une plus grande protection de l’environnement, des fonds, de la faune et de la flore de la baie de Cannes.

Visuel : (illustration) DR

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