Quand le blues du déconf

Quand le blues du déconfinement ou le "syndrome de la cabane" s’installe

Le déconfinement a permis de retrouver certaines libertés : liberté de sortir de chez soi sans attestation, à plus d’un kilomètre. Certains commerces et lieux de vie rouvrent. Mais chez certaines personnes, s’est développé un faisceau d’angoisses et d’appréhensions lié au déconfinement, appelé "syndrome de la cabane".

Il y a le syndrome de "Peter Pan" pour ceux qui ne veulent pas grandir et le syndrome de "la cabane" ou « cabin fever » pour ceux qui ne veulent pas sortir.

Que recouvre le « syndrome de la cabane » ?

Il est également appelé « le syndrome de l’escargot ». Dans ce contexte d’épidémie de Covid-19, il fait concrètement écho à la peur de se déconfiner et de se confronter au monde extérieur.
La cabane ou la coquille de l’escargot représente un « ilot » dans lequel, pendant tant de semaines, on s’est senti préservé de toutes agressions extérieures.
Ce syndrome est connu depuis le début du XXe siècle après la Ruée vers l’or en Californie. Des hommes partaient des mois durant pour trouver des pépites et ils vivaient dans des cabanes rustiques isolées du monde. Quand ils rentraient, ils éprouvaient de la méfiance pour ceux qui les entouraient, une peur de la vie sociale et ils regrettaient même leur vie « préservée »
C’est aussi un syndrome détecté après une longue hospitalisation ou dans certaines professions comme les gardiens de phare ou de marin au long cours.

Quels en sont les symptômes ?

Ce syndrome n’est pas « une pathologie psychiatrique » ni une maladie, c’est un état émotionnel de transition qui s’arrangera, si on le prend en charge. Par contre il est vrai que les symptômes du syndrome de la cabane sont proches de ceux de la dépression : fatigue émotionnelle, léthargie, difficulté à se lever ou besoin de siestes fréquentes, tristesse, irritabilité, perte de motivation, peur de ce qui pourrait nous arriver à un extérieur « dangereux ».

Comment expliquer le syndrome de la cabane ?

Notre domicile est devenu notre « première arme de défense », notre "cocon protecteur". Au moins, lorsqu’on est chez soi, on maitrise à peu près les choses.
Le 17 mars, on apprenait qu’on devait rester au maximum isolé à son domicile. C’était un changement radical de vie pour beaucoup. Pour l’accepter et ne pas vivre ce confinement comme une sanction ou une privation de libertés, il a fallu admettre que cet isolement permettrait de se protéger soi-même, ses proches et qu’Il s’agissait d’un effort collectif pour « gagner la guerre du covid 19 »
À la levée du confinement, on a dû apprendre à s’adapter à un nouveau mode de vie, auquel on s’était déshabitué.
Pour certains, le confinement avait de nombreux aspects rassurants. Parce qu’on nous a « inculqué » que dehors, c’était dangereux, qu’en restant chez soi on se protégeait tout en protégeant les autres. On a également eu des messages contradictoires et donc anxiogènes.
Pour d’autres, c’est la peur d’être contaminé en sortant, le danger étant toujours d’actualité. Pour d’autres encore, c’est plutôt la difficulté de s’adapter à cette nouvelle façon de vivre avec le coronavirus : plus de bises ni de serrage de mains, garder ses distances y compris avec les amis...
Et beaucoup ont « aimé » être confinés : plus de transports : renouer avec ses enfants, se faire de petits plaisirs quotidiens Sans culpabiliser.

Comment vaincre le syndrome de la cabane ?

Quand les symptômes sont légers, il faudra faire « un petit pas de plus » chaque jour. Ne pas ressortir loin et immédiatement, éviter d’inviter des amis ou de faire du shopping, suivre son propre rythme : établir son calendrier personnel de déconfinement, se balader dans la nature ......
On peut remettre des heures de réveil plus matinales, manger plus équilibré, se fixer des objectifs pour sortir.
De même il est important d’être « indulgent avec soi-même » : il est normal d’être anxieux.

Mais pour certains : les symptômes sont plus profonds. Ils ressentent une véritable angoisse qui les paralyse. Ceux-ci ont besoin d’aide et ils ne doivent pas attendre pour la solliciter.
Soform’act vous propose donc quelques solutions simples sous la forme d’accompagnement et de coaching à distance. Le rdv se fait par téléphone et en visio, c’est un espace d’accueil et d’écoute active. Nous nous préoccupons du futur et des solutions. Le but est de permettre à chacun de déposer « le trop plein », de se sentir compris et écouté, mais également d’apprendre à se focaliser sur ses ressources internes afin de sortir de ce syndrome et positiver ou tout au moins relativiser.

Visuel de Une : Sophie Zorgno Directrice Association SOFORM’ACT DR

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