15 décembre 2025
Pourtant, selon les professionnels des solutions pertinentes existent.
Loin d’être un enjeu secondaire, le manque de place a pour conséquence l’allongement obligatoire de la durée de formation et une augmentation de son prix de revient.
Le Groupe ECF, représenté par Patrick Mirouse, son président, a présenté trois propositions qui visent à solutionner cette problématique.
Pour Patrick Mirouse : « En tant qu’organisation professionnelle, nous devons proposer des réponses pratiques, qui répondront à court terme aux enjeux concrets de nos élèves. Mais nous devons mettre en place des solutions qui visent à augmenter le taux de réussite au permis sans abaisser le niveau d’exigence, car il en va de la sécurité de tous. Il existent des solutions simples et efficaces que nous souhaitons partager avec les institutions concernées ».
Parmi les solutions préconisées, il s’agit de former des postiers au métier d’examinateur. La première proposition portée par le Groupe ECF s’appuie sur deux articles de loi (L221-4 et L221-5), qui font passer l’organisation des examens du permis de conduire, d’un statut de « service public » à un statut de « service universel », permettant à des organismes non étatiques agréés, de faire passer les épreuves théoriques générales (ETG).
Depuis 2016, La Poste, SGS et d’autres structures ont obtenu leur agrément pour dispenser ces prestations, dans une définition de « délégation de service public ».
« Former trois postiers contractuels par département, permettrait d’obtenir 300 examinateurs en plus, ce qui réglerait définitivement le problème de pénurie », explique ECF.
Le Groupe ajoute : « Il faudrait aussi créer un test de fin de formation obligatoire qui aurait pour objectif de s’assurer que le candidat possède un niveau suffisant pour réussir l’examen du permis de conduire. Enfin, il faut envisager également de généraliser la conduite accompagnée et abaisser l’âge d’accès ».
Gilles Carvoyeur