À Toulon, le CHITS, hôpital ambassadeur du don d’organes


Politique


13 janvier 2026

Dernièrement, le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon – La Seyne-sur-Mer (CHITS) s’est engagé pour la solidarité et la santé publique.

Ainsi, l’établissement est officiellement devenu hôpital ambassadeur du don d’organes, en signant une charte d’engagement avec le Collectif Greffes+.
La signature s’est déroulée en présence du directeur du CHITS, Yann Le Bras, de Marie Georges, présidente de France ADOT 83, et d’Anne-Marie Nicolle, déléguée de l’association « Vaincre la Mucoviscidose ». Cette démarche s’inscrit dans un mouvement national visant à promouvoir le don d’organes, un acte vital qui permet de sauver chaque année des milliers de vies.

Avec près de 30 prélèvements réalisés chaque année, la coordination hospitalière du don d’organes et de tissus du CHITS joue un rôle essentiel. Ses équipes assurent le recensement des donneurs potentiels, l’accompagnement des familles, l’organisation des prélèvements, la formation des soignants et la sensibilisation du public. En devenant hôpital ambassadeur, le CHITS va renforcer les actions d’information et de sensibilisation auprès de son personnel, de ses patients et des visiteurs. L’objectif est de rappeler que le don d’organes est un geste de solidarité, et que chacun peut sauver des vies simplement en en parlant à ses proches.

Un geste de solidarité et de fraternité
La loi française prévoit que « nous soyons tous donneurs », sauf si nous avons exprimé un refus de notre vivant. Malgré l’engagement des professionnels de santé, des associations et de l’Agence de la biomédecine, le nombre de greffes réalisées reste insuffisant. Chaque jour, deux à trois personnes décèdent en France faute d’organes disponibles. Il est donc essentiel de donner une large visibilité à cet enjeu prioritaire de santé publique afin que chaque Français puisse faire part à ses proches de son choix concernant le don de ses organes et de ses tissus après sa mort.
La loi prévoit que les proches sont interrogés sur la volonté du défunt lorsqu’un prélèvement d’organes et ou de tissus est possible. Bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, préfèrent rapporter une opposition et le prélèvement ne peut avoir lieu.


Gilles Carvoyeur