15 janvier 2026
Jusqu’au 31 janvier 2026, cinq femmes et artistes majeures de la photographie exposent à la villa Théo.
Et lors du vernissage, il y avait du beau monde autour du maire avec les photographes Blanche Hannequin et Bernard Plossu (Grand Prix National de la photographie en 1988 et parrain de l’évènement), He Youlin, Consul Général de la République populaire de Chine à Marseille. Sans oublier un public nombreux pressé d’admirer les 66 photos réalisées par ces 5 femmes.
En introduction, Raphaël Dupouy, commissaire de l’exposition, a planté le décor : « Voyager, c’est franchir de multiples frontières (...). Pour une femme, c’est parfois franchir des barrières, au-delà des limites géographiques. C’est se réapproprier l’espace public et se déployer hors des territoires assignés. C’est refuser l’invisibilité et faire du déplacement un terrain d’émancipation où chaque pas, chaque image, devient une affirmation.
L’exposition offre à nos visiteurs la vision de cinq artistes majeures en mettant à l’honneur leur regard singulier en noir et blanc. Vous retrouvez, comme langage universel, un jeu d’ombres et de lumières pour révéler l’humain, le mouvement, la poésie du quotidien de ces 5 artistes » (...).
Puis, l’élue déléguée à la culture a enchaîné sur la rencontre du monde de l’autre et surtout de soi-même : « Pour les femmes que nous célébrons aujourd’hui, ce voyage prend une dimension supplémentaire. Il devient un acte de liberté, un geste d’émancipation, une manière de se réapproprier l’espace public et d’en enrichir les contours. Avec cette présentation, nous suivons le parcours de ces cinq artistes qui ont traversé les continents, franchi des seuils, exploré des villes, des instants suspendus ».
Sabine Weiss, figure incontournable de la photographie humaniste, est connue pour ses portraits et ses scènes de rue captées aux quatre coins du monde.
Agnès Varda, artiste complète du cinéma et de la photographie, dont l’œil curieux s’est posé sur Cuba, Paris et bien d’autres horizons.
Françoise Nunez, voyageuse infatigable, qui a immortalisé l’Inde, l’Afrique ou encore le Chili avec une sensibilité rare.
Marie-Blanche Anika, exploratrice des terres d’Asie centrale, des déserts et des chemins moins fréquentés, où le silence dialogue avec la lumière.
Shirley Baker, photographe britannique au regard tendre et plein d’humour, qui a immortalisé le Lavandou des années 1970-1980, créant ainsi un lien intime avec le territoire.
« Photographes Voyageuses » au centre d’art Villa Théo - 265, avenue Van Rysselberghe. www.villa-theo.fr.
Francine MARIE