Le préfet des Alpes-Maritimes se place en première ligne pour le maintien de l’ordre


Politique


16 janvier 2026

Laurent Hottiaux a assuré qu’il n’y avait pas de fatalité dans la lutte contre l’insécurité 

Dans ses vœux aux forces de sécurité intérieure, Laurent Hottiaux a assuré qu’il n’y avait pas de « fatalité dans la lutte contre l’insécurité » et qu’il maintiendrait l’ordre dans tout le département.

En poste depuis mai 2025, il a d’abord exprimé, vendredi 9 janvier, son « infinie gratitude » aux policiers nationaux et municipaux, gendarmes, sapeurs-pompiers, douaniers, agents de l’administration pénitentiaire, militaires de l’opération Sentinelle, agents de sécurité privée et bénévoles de la sécurité civile qui tous ont « contribué à ce que 2025 affiche un bilan opérationnel remarquable, dans un contexte difficile, tendu, marqué par une hyperviolence  ». Il les a remerciés au nom du gouvernement « mais aussi au nom des centaines de milliers de maralpins, cette majorité silencieuse qui veut l’ordre, l’ordre face à la violence, l’ordre face au délitement du lien social ». Le préfet a ensuite assuré qu’il n’y avait « pas de fatalité dans la lutte contre l’insécurité  », «  qu’il n’y [avait] pas à avoir de défaitisme ». «  Aussi je fais mienne la devise que je partage avec vous des Princes d’Orange : "Je maintiendrai". Je maintiendrai l’ordre dans tout le département, dans toutes nos grandes villes, à Nice, à Cannes, à Grasse, à Antibes, à Menton, dans toutes nos villes (…). Je maintiendrai l’ordre dans le haut et le moyen pays. (…) Je maintiendrai l’ordre dans nos communes de plus haute montagne, dans nos stations mais aussi à nos frontières ». Avec cette anaphore, Laurent Hottiaux a souhaité montré son inflexibilité quant au maintien de l’ordre «  car il n’y a pas de liberté sans sûreté ».

Chiffres « spectaculaires »

Parmi les faits marquants de l’année passée, il est revenu sur le succès de l’organisation de la 3e Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC-3) en juin à Nice, avec l’accueil et l’accompagnement de près de 60 chefs d’État et de gouvernement.
Il a poursuivi son allocution en expliquant que l’événementiel, « marque de fabrique » du département, représentait « une forte charge en matière d’ordre public », citant notamment le Festival de Cannes, le carnaval de Nice, les fêtes du citron et du mimosa, les festivals estivaux et les événements sportifs. «  Cette activité événementielle, si elle vous a beaucoup accaparés, ne vous a pas empêchés de lutter contre la délinquance du quotidien, la délinquance de voie publique  », a-t-il poursuivi à l’attention des forces de sécurité. « Vous avez consacré vos efforts évidemment à la lutte, première priorité, contre l’hydre que représente le narcotrafic. L’enjeu est important pour notre société, de tout faire pour que ne se développe pas une société parallèle, avec ses règles, avec ses lois, qui sont celles au service du crime et qui ne sont pas les lois de la République ». Le préfet a évoqué des chiffres « éloquents, spectaculaires  » : 1 900 opérations de lutte contre les stupéfiants dans le département avec les saisies de 603 kg de résine de cannabis, 204 kg d’herbe de cannabis, 163 kg de cocaïne et de 90 armes à feu et 22 armes de guerre. « Vous avez permis l’incarcération liée au narcotrafic de 344 personnes (en augmentation de 74 % par rapport à 2024). De même vous avez dressé 6 426 amendes forfaitaires délictuelles afin de toucher les consommateurs au portefeuille (en hausse de 40 % par rapport à 2024) ».

Nombreuses luttes

Laurent Hottiaux a rappelé qu’il existait d’autres luttes à mener, celles contre l’usage des mortiers, « le fléau » du protoxyde d’azote, l’insécurité routière, l’immigration illégale ou encore la lutte contre les incendies. Il a également cité la lutte contre l’entrisme islamiste, qui se caractérise par « la prééminence de la loi coranique sur la loi républicaine, l’infériorisation de la femme, l’antisémitisme  ». Laurent Hottiaux a souhaité rendre hommage aux services de renseignement qui, « même si cela ne fait pas la une de la presse, déjouent chaque jour des attentats » et a conclu son discours en indiquant que 2026 serait une année marquée, le 14 juillet, par la commémoration des 10 ans de l’attentat sur la Promenade des Anglais : «  Nous nous souviendrons de celles et ceux emportés par la barbarie islamiste, de la force, de la cohésion et de la résilience qui furent les nôtres (…) pour surmonter l’effroi qui ne nous a pas quitté depuis ».


Sébastien Guiné