À La Valette-du-Var, un lieu emblématique restauré


Politique


27 janvier 2026

Après un an de travaux, l’église Saint-Jean à la Porte latine, lieu emblématique de La Valette-du-Var, a rouvert ses portes devant une foule nombreuse.

Côté restauration, le programme comprenait la réfection du système électrique, la remise en état du tabernacle, des vitraux et des fresques, la restauration des lustres, la pose de nouveaux carrelages en pierre et en terre cuite, et l’application d’enduits neufs sur l’ensemble des murs. La porte latine et son imposte, toutes deux classées aux Monuments historiques, font également l’objet d’une restauration minutieuse.
« Un travail minutieux et patient, réalisé par des artisans et des entreprises de grand savoir-faire », a lancé Thierry Albertini, le maire de La Valette-du-Var.

À ce titre, la messe de réouverture, célébrée par Monseigneur François Touvet, évêque de Fréjus-Toulon, a marqué le retour de ce lieu à sa vocation cultuelle.
« Je veux remercier très sincèrement nos partenaires – le Département, la Métropole Toulon Provence Méditerranée, la DRAC, la Fondation du patrimoine – ainsi que la SPLM et les agents qui ont suivi ce chantier, pour leur rigueur, leur professionnalisme et leur engagement », a ajouté le premier magistrat.
Ainsi, la campagne de mécénat menée avec la Fondation du patrimoine a permis de mobiliser 138 donateurs, parfois anonymes : un formidable élan collectif, auquel s’ajoute le soutien fidèle de mécènes, notamment Les Gueules Cassées.
«  Je veux également saluer l’implication d’Hélène Hermary, mon adjointe en charge du patrimoine, pour son suivi attentif.
Un mot enfin pour le Père Marius, curé de la paroisse, avec qui nous partageons une relation de confiance et de respect, faite de dialogue, d’écoute et d’une même attention portée à ce lieu. Son accompagnement et ses mots ont largement contribué à la réussite de cette cérémonie.
Cette église appartient à l’histoire de La Valette et à celles et ceux qui la font vivre
 », a repris Thierry Albertini.

L’appel aux dons lancé pour soutenir l’opération a rencontré un bel écho. Plus de 38 000 € ont été réunis sur les 50 000 € attendus, dont 17 000 € issus de deux abondements de la Fondation du patrimoine.

Au fil des travaux, deux découvertes ont particulièrement marqué l’équipe. Tout d’abord, les tombes du curé Martre — assassiné durant la Révolution — et, puis, celle du marquis d’Espinville. Elles ont été mises au jour lors des interventions préparatoires.


Gilles Carvoyeur