« Une terre qui fabrique des champions » : Nice s’impose comme place forte du MMA français


Economie


23 janvier 2026

L’ARES 37 a confirmé l’ancrage du MMA à Nice et la place centrale occupée par le territoire azuréen

Le 9 janvier au soir, l’ARES 37 a confirmé l’ancrage du MMA à Nice. Plus qu’un simple rendez-vous sportif, l’événement illustre la structuration d’une discipline et la place centrale occupée par le territoire azuréen.

« À Nice, vous avez un territoire qui fabrique des champions », résume Julien Rongier, directeur général de l’ARES Fighting Championship. Une affirmation qui prend tout son sens à l’issue de la soirée organisée au Palais Nikaïa, devant plus de 5 000 spectateurs. Pour la deuxième fois, la ligue numéro un du MMA français posait ses cages à Nice, confirmant le statut singulier de la ville dans le paysage national. Pour Julien Rongier, l’ARES incarne pleinement «  le sport de l’air du temps, à la fois sport et spectacle ». Une soirée qui mêle intensité sportive et mise en scène, avec « une dizaine de combats de très haut niveau », disputés par des athlètes venus «  de tous les quatre coins du monde ». Dans l’octogone, la fameuse cage sur scène, les combattants s’affrontent sur des formats exigeants, « 15 minutes, voire 25 minutes pour les combats de ceinture  », avec un objectif clair : devenir champion de sa catégorie. Dès le gong, les combattants se jaugent, feintent, « low-kicks » et « jabs » pour prendre l’ascendant, avant d’enchaîner « clinch », projections et « ground and pound ». Autant de termes techniques qui traduisent un combat, véritable jeu d’échecs sous haute intensité.

« Une terre de MMA »

Julien Rongier insiste d’ailleurs sur la dimension athlétique et stratégique du MMA (Mixed Martial Arts), «  un sport d’engagement, de contact, où il faut rester lucide malgré une intensité physique énorme  ». Une discipline complète, qui s’adresse, selon lui, « à tous les passionnés de sport qui veulent voir l’essence même de la performance  ». C’est également un véritable phénomène numérique qui catonne sur TikTok, Instagram et YouTube. Des extraits de combats et des entraînements génèrent des millions de vues ! Mais à Nice, l’événement prend une résonance particulière. « C’est une terre de sport, une terre de champions, et particulièrement une terre de MMA », affirme Julien Rongier. La ville peut s’appuyer sur un tissu de clubs structurés, dont certains donc «  fabriquent des champions », contribuant à donner une image positive et moderne de la discipline. Plusieurs combattants issus de ce vivier local se sont déjà illustrés sur la scène internationale.

Jordan Zébo face à Baïssangour Chamsoudinov dit « Baki » qui disputait son dernier combat avec ARES avant de partir pour une grande organisation américaine ©Alexis Goudeau

Dynamique locale

« Nous avons plaisir à voir naître de grands champions chez ARES puis à les voir intégrer l’UFC. L’organisation française de MMA, c’est la ligue de référence », explique le dirigeant, soulignant la vocation de la ligue comme tremplin vers les plus hautes sphères de la discipline mondiale. Vendredi 9 janvier, le public niçois a vibré jusqu’au bout, porté notamment par la victoire de Virgil Augen, qui a conservé sa ceinture des poids moyens devant son public. Un succès qui illustre cette dynamique locale et renforce l’attachement du public à ses champions. Parmi les combattants présents également, deux étaient licenciés au Boxing Squad de Nice et ils espèrent marcher dans les traces d’Axel Sola ou Manon Fiorot, eux aussi licenciés à Nice et aujourd’hui porte-étendards du MMA français en UFC. 

Pour l’ARES, Nice n’est pas qu’une date sur un calendrier. « C’est toujours un petit supplément d’âme », confie Julien Rongier. Une ville capable d’accueillir de grands événements, de remplir une salle de plus de 5 000 personnes et de porter une discipline encore jeune vers une reconnaissance durable.
Pesée cérémoniale au Musée du Sport à Nice le jeudi 8 janvier, la championne niçoise Manon Fiorot tient la ceinture ©Alexis Goudeau


Manon Laniel