3 février 2026
Le docteur Thomas Philip mobilisé pour l’humanitaire.
Médecin généraliste à Hyères, Thomas Philip vient de rentrer d’une mission humanitaire de 10 jours à M’Bour, une ville portuaire située à 80 kilomètres de Dakar, au Sénégal.
Accompagné de 21 bénévoles, dont 4 médecins généralistes, 2 chirurgiens-dentistes, 11 infirmiers et 5 assistants non soignants, il a apporté des soins essentiels à des populations défavorisées.
Les intervenants ont travaillé dans quatre lieux distincts. Tout d’abord, un centre d’accueil pour les Talibés. Il est également intervenu dans des écoles primaires et un collège ainsi que dans des quartiers reculés de la région. Les Talibés, orphelins confiés à des écoles coraniques, vivent dans des conditions très précaires, exacerbées par une politique de natalité complexe qui rend l’accès à la contraception difficile.
« Notre mission vise à dispenser des soins dans des régions où l’accès aux médicaments et aux médecins est quasi inexistant », explique le Dr Philip.
L’équipe se rend dans la région de M’Bour deux à trois fois par an, en collaboration avec des associations locales qui annoncent leur venue.
Au cours de cette mission, les médecins français ont consulté 1 073 patients et les dentistes 211, pour près de 1 300 consultations. Environ 200 consultations par jour ont été réalisées dont 25 % pour des enfants âgés de 0 à 5 ans.
« Les consultations ont révélé une prévalence inquiétante de maladies comme le diabète et l’hypertension, souvent dues à une alimentation riche en sucres et en graisses » explique le médecin varois.
Il souligne encore l’importance de cet engagement : « Cela fait maintenant 8 ans que je vais à M’Bour. J’ai appris à connaître la population locale et je suis toujours bien accueilli. C’est enrichissant tant sur le plan humain que professionnel ».
Recruté par l’ONG Josy Chambon « L’humanitaire pour tous », Thomas Philip continue de répondre à l’appel de l’humanitaire, non seulement au Sénégal mais aussi en Asie, témoignant ainsi de son dévouement à aider les plus vulnérables.
Laurette PARAY