28 janvier 2026
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Pour un défaut de procédure, la création de 151 emplois permanents par la municipalité de Menton a été suspendue par le tribunal administratif de Nice. La collectivité avait en effet inscrit les crédits nécessaires à ces embauches dans le budget 2026, ce qui est illégal alors que les élections municipales se tiennent en mars prochain. La députée RN Alexandra Masson, candidate au fauteuil de maire de la Cité des citrons, avait saisi le préfet qui a signalé ces faits à la juridiction administrative.
Relaxé dans un dossier de « prise illégale d’intérêt », David Rachline, maire de Fréjus, a sitôt annoncé sa candidature à sa propre succession depuis le tribunal correctionnel de Draguignan. Sa nomination à la tête de deux sociétés d’économie mixte lui avait valu de comparaître. « Je me bats depuis plusieurs mois pour défendre mon honnêteté, ma probité. Aujourd’hui, elle est clairement avérée » a-t-il déclaré à la sortie de l’audience. Il retrouvera le tribunal en septembre prochain pour « favoritisme » cette fois. Il a démissionné récemment de son poste de vice-président du RN tout en restant adhérent de ce parti que ne présentera pas de liste contre lui dans la ville romaine.
Gérald Darmanin a proposé sur LCI de suspendre temporairement l’immigration régulière pour une durée de deux à trois ans, le temps d’organiser une politique de quotas dont le volume serait défini par les Français. « Il faut arrêter aussi l’hypocrisie, qui consiste à vouloir beaucoup moins d’immigration » a déclaré le garde des Sceaux, qui a noté qu’en même temps « on donne des visas pour travailler dans l’agriculture, dans le BTP ou dans la restauration » et que le chômage des étrangers est de cinq points supérieur à celui des nationaux. Dans la même logique, le locataire de la place Vendôme a exclu une régularisation large. Cette réforme nécessiterait une modification constitutionnelle.
« Dans la suite des différents éléments transmis en lien avec l’enquête », le procureur de Nice Damien Martinelli a communiqué hier que « les surnommés Naruto et Safine ont été convoqués et placés en garde à vue par le SLPJ de Nice des chefs de violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, violences sur mineur de 15 ans sans ITT, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, provocation à la haine et à la discrimination en raison de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences. Ces mesures constituent des reprises de garde à vue dans le cadre de l’enquête préliminaire initiée en décembre 2024 ».
Naruto et Safine furent les co-streamers de Jean Pormanove. Ils étaient présents lors de sa mort en direct sur la plateforme Kick le 18 août dernier alors qu’ils se trouvaient à son domicile de Contes. Leurs gardes à vue ne sont pas en lien direct avec l’enquête ouverte en recherches des causes de la mort de Jean Pormanove, mais interviennent cependant dans l’enquête ouverte par le parquet avant le drame en direct. Une information judiciaire a été ouverte hier pour « blanchiment » et « non-assistance à personne en danger ». Face au refus des dirigeants de se présenter aux auditions, des mandats d’arrêt ont été émis et la justice s’intéresse aussi aux flux financiers suspects de la plateforme.
MAJ à 11h ce 28 janvier : Le procureur informe que « les surnommés Naruto et Safine ont été convoqués et placés en garde à vue par le SLPJ de Nice des chefs de violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, violences sur mineur de 15 ans sans ITT, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, provocation à la haine et à la discrimination en raison de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences. Ces mesures constituent des reprises de garde à vue dans le cadre de l’enquête préliminaire initiée en décembre 2024. »
Les pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine sous l’égide des Américains n’ont pas empêché les troupes de Poutine de s’attaquer à des infrastructures énergétiques et à un train de passagers dans la région de Kharkiv, dans le nord-est du pays. Ilqui transportait environ deux cents voyageurs. Les autorités de Kiev annoncent une dizaine de morts. « Il n’y a pas et il ne peut y avoir aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon » dénonce Volodymyr Zelensky qui appelle à « exercer une pression sur la Russie ». Voilà qui en dit long sur l’état d’esprit du Kremlin pour les négociations… de paix après quatre ans de son « opération spéciale ».
Jean-Michel Chevalier