Fermeture du réseau cuivre : des dispositifs pour accompagner les usagers dans le passage vers la fibre optique


Politique


30 janvier 2026

Pour éviter toute rupture de service et accompagner particuliers comme entreprises, des solutions existent

La fermeture progressive du réseau cuivre d’Orange entre dans une nouvelle phase décisive. Depuis janvier, plusieurs centaines de communes sont concernées par l’extinction accélérée de cette infrastructure historique, au profit de la fibre optique. Pour éviter toute rupture de service et accompagner particuliers comme entreprises, l’État déploie une série de solutions concrètes et ciblées.

Une transition technologique devenue incontournable

Plus performante, plus fiable et nettement moins énergivore, la fibre optique s’impose désormais comme la norme en matière d’accès à internet. Soutenu depuis plus de dix ans par le Plan France Très Haut Débit, son déploiement a permis à près de 95 % des Français d’être aujourd’hui éligibles, tandis que 80 % des abonnements internet reposent déjà sur cette technologie. Cette modernisation des réseaux constitue un levier essentiel de réduction des fractures numériques et territoriales. Elle place la France parmi les pays européens les plus avancés en matière de fibre optique.

Un calendrier progressif mais dense

Propriétaire du réseau cuivre, Orange conduit son arrêt de manière échelonnée jusqu’en 2030. Après une première vague de 162 communes en janvier 2025, ce sont désormais 763 communes – représentant environ 900 000 logements, locaux professionnels et bâtiments publics – qui voient le réseau cuivre s’éteindre fin janvier. Par ailleurs, dès le 31 janvier, les habitants de plus de 25 000 communes ne pourront plus souscrire de nouveaux abonnements sur le réseau cuivre. Cette étape marque le début du compte à rebours vers une fermeture technique généralisée sur l’ensemble du territoire.

Une aide financière pour lever les freins au raccordement

Conscient que le passage à la fibre peut nécessiter des travaux parfois coûteux, le Gouvernement a lancé, via la Direction générale des Entreprises (DGE), une aide expérimentale dès septembre 2025. Opérée par l’Agence de services et de paiement, elle vise à prendre en charge une partie des frais de raccordement.
Ce dispositif s’adresse :
 aux particuliers sous conditions de ressources,
 aux très petites entreprises (TPE),
 situés dans les communes concernées par la fermeture du cuivre, et ce jusqu’à janvier 2027.
La démarche est volontairement simplifiée : l’usager choisit son fournisseur d’accès à internet, demande un raccordement, puis obtient une attestation ouvrant droit à l’aide financière.

Des outils pratiques pour anticiper et s’organiser

Au-delà du soutien financier, l’État mise sur l’information et l’accompagnement de proximité. Une plateforme dédiée, www.treshautdebit.gouv.fr, centralise l’ensemble des informations utiles : communes concernées, démarches à anticiper, calendrier de fermeture.
Les usagers peuvent également accéder  :
à un module de recherche par commune et à une cartographie interactive pour connaître la date d’arrêt des services,
à des guides pédagogiques détaillés, adaptés aux différents publics : particuliers, entreprises, sites sensibles et élus locaux.

Un accompagnement humain sur le terrain

Pour répondre aux situations concrètes et aux interrogations locales, la DGE s’appuie sur un réseau de partenaires de terrain : médiateurs du numérique, chambres consulaires, fédérations professionnelles, associations d’élus. Objectif : proposer un accompagnement personnalisé et éviter que certains publics ne restent à l’écart de la transition.

Alors que le réseau cuivre s’apprête à tirer sa révérence, l’enjeu est clair : faire de la fibre optique un service accessible à tous, sans laisser aucun usager sur le bord du chemin.


Valérie Noriega