4 février 2026
Enseignante poignardée à Sanary, procès RN, les informations dont vous allez entendre parler aujourd’hui
Sans même attendre l’audience de la cour d’appel de Paris, le parquet général avait indiqué hier qu’il réclamerait de la prison ferme et une peine inéligibilité envers Marine Le Pen dans son procès des assistants parlementaires du Rassemblement National. C’est donc sans grande surprise pour le public que le ministère public Stéphane Madoz-Blanchet a requis quatre ans de prison dont trois avec sursis (un de plus qu’en première instance), 100 000 euros d’amende et cinq années d’inéligibilité, cette fois non assortie d’exécution provisoire, considérant contrairement à la première instance qu’il n’y a pas risque de récidive. Pendant le réquisitoire, des mots très durs ont été prononcés pour qualifier l’attitude des prévenus.
Une enseignante en arts plastiques d’une soixantaine d’années a été poignardée à plusieurs reprises, hier après-midi, dans l’enceinte du collège « La Guicharde » à Sanary-sur-Mer. Son agresseur est un élève de 14 ans. Le pronostic vital de la professeure est engagé. « À ce stade », « aucune connotation religieuse ou politique » n’a été relevée a indiqué Raphaël Balland, procureur de Toulon. Il semble que le collégien, qui a aussitôt été interpellé et placé en garde à vue pour des faits de « tentative d’assassinat », avait déjà reçu des avertissements de la part de l’enseignante en raison de son comportement.
Un Albanais de 34 ans a été interpellé par les douanes le 3 décembre au péage de la Turbie alors qu’il transportait 18 kilos de cocaïne dans une cache aménagée de sa voiture, une marchandise représentant une valeur de 1,2 million d’euros. Se présentant devant le tribunal correctionnel de Nice comme une petite main de ce trafic, même si l’exploitation de son téléphone a montré des déplacements récents en Espagne, Italie, Belgique et Allemagne. Habitant depuis dix ans en France, il dit craindre aujourd’hui des représailles et reste muet sur les commanditaires de son business. Il a été condamné à huit ans de prison ferme, à interdiction du territoire français pendant dix ans et à une amende douanière de 654 500 euros.
Show business, politiques, artistes, affairistes : l’affaire Epstein éclabousse beaucoup de monde aux États-Unis et parmi les personnalités citées dans ce volumineux dossier figurent notamment les noms des époux Clinton. L’ancien président et son épouse Hillary ont finalement accepté de témoigner sous serment devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants chargée d’enquêter sur le délinquant sexuel Jeffrey Epstein, prédateur notoire et objet de rumeurs diverses et nauséabondes impliquant des personnalités. Bill Clinton a toujours affirmé n’avoir jamais visité l’île privée d’Epstein et avoir coupé tout contact avec lui il y a vingt ans. Donald Trump, assigné en 2022 par la commission d’enquête sur l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021, avait attaqué l’instance en justice pour bloquer la procédure…
Harvard, la prestigieuse université américaine, est accusée par Donald Trump d’être « woke », antisémite et – évidemment – beaucoup trop à gauche à son goût. Il a annoncé lundi 2 février qu’il réclamait un milliard de dollars de dommages et intérêts à Harvard « et ne voulons plus rien avoir à faire, à l’avenir, avec l’université de Harvard » a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Ne pouvant réduire son influence intellectuelle, il a décidé de la frapper au portefeuille, comme tous ceux qui se mettent en travers de son chemin.
Jean-Michel Chevalier