5 février 2026
Votre revue de presse matinale est avancée pour un coup d’oeil rapide sur l’actualité
Le Kremlin a annoncé hier qu’il poursuivra sa guerre en Ukraine tant que Kiev n’aura pas accepté ses conditions. Les négociations à Abou Dhabi entre émissaires russes, ukrainiens et américains sont donc plutôt mal engagées tant Moscou, à l’évidence, n’est prêt à aucune concession pour ramener la paix après quatre années meurtrières de son « opération spéciale ». Sa première condition est que les troupes de Volodymyr Zelensky se retirent des zones qu’elles contrôlent encore dans le Donbass. Le président chinois Xi Jinping s’est entretenu en visioconférence avec Vladimir Poutine, indique l’agence de presse officielle Chine nouvelle, sans que l’on connaisse la teneur de cet entretien.
Marine Le Pen a estimé sur TF1/LCI qu’elle sera « empêchée » de participer à l’élection présidentielle de 2027 « si les réquisitions sont suivies » par les juges. Le ministère public a réclamé de la prison ferme (un an, aménageable) et avec sursis (trois ans), 100 000 euros d’amende et une peine de cinq ans d’inéligibilité, non assortie de l’exécution provisoire comme en première instance. Elle n’attendra donc pas l’arrêt de la Cour de cassation pour renoncer à se présenter alors que la juridiction suprême doit se prononcer à la fin de l’année 2026 ou au début de 2027, soit quelques mois avant le scrutin.
Les députés ont approuvé hier la création d’un « droit à l’aide à mourir » lors d’un nouvel examen en commission à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une deuxième lecture, après le rejet du texte par les sénateurs la semaine dernière, avec une réécriture par rapport à la première version adoptée au palais Bourbon. Le nouveau texte prévoit que « le droit à l’aide à mourir est le droit pour une personne qui en a exprimé la demande d’être autorisée à recourir à une substance létale et accompagnée (dans les conditions prévues par la loi) afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est physiquement pas en mesure de le faire, qu’elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier ». L’article prévoit aussi que « les personnes qui concourent à l’exercice du droit à l’aide à mourir » ne seront pas responsables pénalement.
À l’approche de la 5e édition du World Artificial Intelligence Cannes Festival (WAICF) qui se déroulera les 12 et 13 février au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes, le Département des Alpes-Maritimes et la Maison de l’Intelligence Artificielle présenteront le Village des startups sur le pavillon « Alpes-Maritimes, Terre d’IA ». 28 startups y représenteront les Alpes-Maritimes dans des domaines variés tels que le bien-être, la santé, le smart-territory, l’environnement, la mobilité, la sécurité, les agents et data.
Le WAICF est dédié exclusivement à l’intelligence artificielle, aux leaders de la tech qui y innovent et aux enjeux économiques, humains et sociétaux qui impactent nos quotidiens. Cet événement a réuni cette année plus de 220 exposants, 320 speakers de renom, plus de 100 startups, 115 pays et 10 000 visiteurs de tous horizons.
Envoyé à Minneapolis pour éteindre la contestation née des débordements du groupe ICE chargé d’expulser les migrants, Tom Homan a annoncé hier le retrait immédiat de 700 policiers de cette force, responsable de la mort de deux manifestants abattus par des fédéraux. Ce geste d’apaisement est toutefois accompagné d’un avertissement : il ne quittera la ville que lorsque « tout sera terminé ». Il a indiqué que les opérations se poursuivraient avec une présence fédérale ajustée selon les besoins.
À la suite de différentes publications parues dans la presse, le COJOP Alpes Françaises 2030 a adressé un communiqué pour clarifier le cadre de son action et réaffirmer sa priorité : la préparation et la réussite des Jeux. Il souligne l’importance de la séquence des Jeux de Milan-Cortina 2026, considérée comme une étape clé d’apprentissage et de visibilité pour les athlètes, notamment français. Le COJOP rappelle ne pas commenter l’actualité médiatique et rester concentré sur ses chantiers prioritaires. Une mission dédiée à l’organisation et à la gouvernance a été lancée afin de formuler des préconisations opérationnelles en faveur de la stabilité et de l’efficience. Le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette précisent qu’ils échangent dans l’intérêt du projet, tandis que les équipes réaffirment leur alignement total sur l’objectif de réussite des Jeux Alpes Françaises 2030, au service des territoires et du sport français.
Jean-Michel Chevalier