4L Trophy : « J’espère qu’on arrivera à finir l’aventure »


Economie


13 février 2026

Une sœur et son frère se lanceront de Mandelieu le 16 février pour le 4L Trophy : rencontre !

À bord de leur 4L rouge, une sœur et son frère se lanceront de Mandelieu le 16 février pour dans un premier temps rallier Biarritz, lieu du départ de la course bientôt trentenaire, le 19 février.

À l’initiative il y a le cadet de la famille, Kylian Bejaoui, « fan de voitures » et fasciné par cette épreuve de longue date après avoir dévoré de nombreuses vidéos sur YouTube. « J’ai vu ça il y a longtemps et ça me trottait dans la tête  », confie Kylian, 20 ans, étudiant en 3e année de design. «  Cela faisait déjà plusieurs années qu’il me parlait de son rêve qui était de participer au 4L Trophy. Initialement, il devait partir avec un ami à lui mais cela ne tombait pas bien avec les études et cela ne s’est pas fait. Alors je me suis proposée et finalement je trouve ça bien de le faire entre frère et sœur  », confie Ambre, de cinq ans son aînée. Ils vont souvent au cinéma et au musée ensemble. Dans quelques jours, l’équipage n°1 142, baptisé 4ever in Race, découvrira les routes d’Espagne puis les dunes du Sahara. Et les bivouacs le soir dans le désert avec pas loin de 2 000 personnes. Parmi les conditions de course, il y a l’impossibilité de recourir à un GPS pour s’orienter. Ils n’auront qu’une boussole et un « roadbook ». «  On a déjà dû acheter une boussole parce qu’on n’en avait pas », confesse Ambre, chargée de mission Digital et Projets au sein de la Fédération du bâtiment et des travaux publics des Alpes-Maritimes.

Deux jours de vérifications

Ambre et Kylian ©DR

Elle a regardé avec attention tous les documents transmis par l’organisation en amont de la course. De son côté, Kylian a passé les derniers jours dans un garage afin de bichonner la voiture : une 4L de 1986 qui a déjà parcouru 144 000 kilomètres et qu’il a pu s’acheter en travaillant plusieurs étés. Kylian a dû se mettre à la mécanique car en cas de panne(s) sur le parcours, ils ne pourront compter que sur eux-mêmes. Auparavant, ils ont dû démarcher des entreprises pour trouver des sponsors et financer leur participation.
À quelques jours du grand départ, ils ne s’inquiètent pas plus que ça des longues journées à venir sur les routes : 6 000 km à parcourir au total. Kylian dit avoir « l’habitude de conduire beaucoup » et les longs trajets n’effraient pas Ambre non plus. Ce qui les préoccupe c’est de pouvoir atteindre Marrakech le 27 février. « J’espère qu’on arrivera à finir l’aventure parce qu’il y a beaucoup d’équipages qui n’arrivent pas au bout  », constate Ambre. Il existe même la crainte de ne pas pouvoir prendre le départ officiel.
«  À Biarritz, il y a deux jours de vérifications pour tout le monde et ils peuvent refuser la voiture. S’il y a de la corrosion ou tout un tas de choses, comme ce sont de vieilles voitures  », relève Kylian. «  Normalement on a tout vérifié mais il y a toujours cette petite crainte qu’il y ait un truc… ». Et pour lui « la première aventure, c’est d’aller à Biarritz  ».

Le 4L Trophy en bref

29e édition
Près de 1 800 participants de 12 pays, âgés de 18 à 28 ans
6 000 kilomètres en 12 jours, en France, en Espagne et au Maroc
Des actions solidaires en partenariat avec la Croix-Rouge, Enfants du Désert, Surfrider Foundation Maroc et Cap Eco-solidaire


Sébastien Guiné