6 février 2026
24 millions d’euros de la CARPAG évaporés à la suite de placements hasardeux.
Rien ne va plus à l’Ordre des avocats de la Guadeloupe : il se retrouve au cœur d’un scandale financier avec 24 millions d’euros de la Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats de Guadeloupe (CARPAG) évaporés à la suite de placements hasardeux.
« Aucune malversation n’a été constatée. Aucune difficulté n’existe quant à la représentation des fonds clients » affirment le bâtonnier Marie-Michelle Hildebert et l’administrateur provisoire de la CARPA locale.
Les 24 millions d’euros auraient été placés auprès de sociétés en difficulté économique ou en redressement judiciaire et seraient donc aujourd’hui irrécouvrables. L’Ordre de la Martinique serait également impacté dans cette affaire. La Conférence des Bâtonniers a proposé cet automne la création d’un fonds de soutien national pour venir en aide à la CARPA de Guadeloupe. Une initiative diversement appréciée, les Hauts de Seine ayant répondu catégoriquement « non » quand d’autres ont réservé leur position.
Dans l’archipel, les avocats sont appelés à verser une cotisation exceptionnelle de 1 500 euros contre 220 euros avant cette crise. La Conférence des bâtonniers a fait savoir qu’elle ne dispose pas d’éléments permettant « d’affirmer que les fonds détenus pour le compte de tiers seraient perdus et donc impossible à représenter ».
La Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats (CARPA) est un organisme spécifique au monde juridique, destiné à garantir la sécurité et la transparence des fonds confiés par les clients à leurs avocats. Elle joue un rôle central dans la protection des intérêts financiers des clients et dans le bon fonctionnement de la profession d’avocat.
Jean-Michel Chevalier