25 février 2026
Le 4 février, une force amphibie a effectué un débarquement de véhicules et de troupes sur une plage de Hyères.
Cet entraînement visait à préparer les troupes embarquées à bord de la force amphibie engagée dans l’exercice ORION 26.
ORION 26, exercice de haute intensité des armées françaises et des alliés est entré dans sa deuxième phase de conquête de supériorité de zone depuis le 6 février. Lors de cette phase, une force amphibie composée de trois bâtiments amphibies (deux PHA français et un type San Giusto italien), a effectué la prise d’une zone portuaire et aéroportuaire sur la façade Atlantique. En prévision, une partie de cette force amphibie s’est exercée au débarquement de troupes sur une plage de Méditerranée.
Pour cette manœuvre, la Marine nationale dispose de trois porte-hélicoptères amphibies (PHA). Grâce à ces bâtiments polyvalents, elle est capable de mener sous faible préavis des opérations de gestion de crise, de transport ou encore d’évacuation sanitaire et de soutien médical par des moyens amphibies et aéromobiles, en pouvant intégrer à bord, selon la mission, des éléments de force (interarmées - interalliés) et sanitaires (militaires - civiles). Pour cette séquence amphibie du 4 février, l’armée de Terre a déployé un groupement tactique embarqué (GTE) issu du 126ème régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde. Une centaine de combattants ainsi qu’une cinquantaine de véhicules (GRIFFON, véhicules blindés légers, véhicules de l’Avant blindés) ont débarqué sur la plage.
Enfin, extrêmement rare, le porte-avions Charles-de-Gaulle, représentant emblématique de la Marine, a quitté Toulon pour une mission unique dans l’océan Atlantique. Dans un environnement géopolitique délicat, ce déploiement en dehors de ses eaux habituelles apparaît comme un signal stratégique.
Cette armada regroupe plus de 25 navires de guerre, deux porte-hélicoptères amphibies, une cinquantaine d’avions et, fait notable, près de 1 200 drones. Au total 12 000 militaires sont mobilisés pour cette opération d’envergure baptisée ORION 2026.
Gilles Carvoyeur