Policloud vise 1 000 micro-data centers IA souverains d’ici 2030


Economie


13 février 2026

L’entreprise prévoit l’installation de 100 micro-data centers IA dès 2026, puis 1000 en 2030

À l’occasion du World AI Cannes Festival 2026, organisé à Cannes, Policloud a annoncé une nouvelle phase d’accélération de son développement international. Spécialisée dans les infrastructures de cloud et d’intelligence artificielle souveraines distribuées, l’entreprise prévoit l’installation de 100 micro-data centers IA dès 2026, avant un passage à l’échelle visant 1 000 unités à l’horizon 2030.

Une montée en puissance industrielle rapide

Un an après son premier déploiement opérationnel, Policloud revendique déjà huit installations actives ou finalisées en moins de six mois, réparties entre l’Europe, le Golfe et les États-Unis. Ces premiers projets représentent un investissement cumulé de 10,5 millions d’euros et plus de 1 200 GPU déployés.
Sur cette base, la feuille de route annoncée par l’entreprise -est ambitieuse :
 2026 : 100 Policlouds en service, soit plus de 25 000 GPU,
 fin 2030 : 1 000 Policlouds, correspondant à plusieurs centaines de milliers de GPU dédiés principalement à l’inférence IA.

Cette trajectoire s’appuie sur la signature de contrats stratégiques avec des acteurs publics et privés, dans un contexte de forte tension sur les capacités de calcul haute performance.

Des micro-data centers conçus pour l’efficacité énergétique

Le modèle défendu par Policloud repose sur un réseau de micro-data centers standardisés, implantés au plus près des sources d’énergie disponibles. Ces infrastructures sont alimentées par des ressources locales, souvent renouvelables ou sous-utilisées, permettant de réduire à la fois les délais de mise en service, les coûts et l’empreinte carbone.
Cette approche vise à contourner plusieurs limites structurelles des data centers traditionnels : lourds investissements initiaux, délais de construction prolongés, difficultés de raccordement électrique et acceptabilité territoriale. En misant sur des unités compactes, déployables rapidement, Policloud entend répondre à l’urgence croissante des besoins en calcul IA.

Des cas d’usage variés sur trois continents

Les premières installations illustrent la diversité des applications visées :
 des projets de services publics et d’IA territoriale, notamment à Cannes et à Dijon,
 des déploiements en conditions climatiques extrêmes aux Émirats arabes unis,
 des sites industriels aux Texas bénéficiant d’une électricité abondante et compétitive,
des projets liant calcul intensif et valorisation énergétique en France et en Espagne, incluant récupération de chaleur fatale ou consommation directe d’électricité renouvelable.
Ces déploiements concernent aussi bien des collectivités, des acteurs de l’énergie et de l’agriculture que des entreprises technologiques à la recherche d’alternatives souveraines aux offres des "hyperscalers"..

Une réponse à un marché mondial sous contrainte

La croissance rapide de l’intelligence artificielle se heurte de plus en plus à des limites physiques : disponibilité des GPU, accès à l’énergie et capacités des data centers. Les investissements mondiaux dans les infrastructures IA devraient être multipliés par dix d’ici 2030, tandis que la pression sur les réseaux électriques s’accentue. Aux États-Unis, les centres de données pourraient représenter près de 9 % de la consommation nationale d’électricité, et une part significative des data centers IA pourrait faire face à des pénuries d’énergie dès 2027.
Dans ce contexte, Policloud défend une proposition de valeur axée sur la souveraineté, la performance et l’optimisation énergétique. En privilégiant des infrastructures distribuées, détenues et exploitées localement, l’entreprise entend se positionner comme une alternative industrielle aux modèles centralisés dominants, tout en répondant aux enjeux économiques et environnementaux de la nouvelle économie de l’IA.


Valérie Noriega