Lutte contre le blanchiment d’argent : le GAFI valide les nouveaux progrès de Monaco


Politique


16 février 2026

La Principauté a continué à renforcer son dispositif national de lutte contre le blanchiment d’argent

À l’issue de son Assemblée plénière tenue du 9 au 13 février à Mexico, le Groupe d’action financière (GAFI) a adopté le troisième rapport de progrès soumis par la Principauté de Monaco, conformément au calendrier arrêté en juin 2024. Une délégation monégasque, conduite par le Conseiller de Gouvernement-ministre des Finances et de l’Économie, a pris part à cette plénière.

Le Gouvernement Princier salue la qualité du dialogue entretenu avec le GAFI, MONEYVAL et leurs Secrétariats respectifs. Il se félicite des appréciations positives formulées, qui reconnaissent des résultats tangibles et effectifs, traduisant un changement d’échelle dans la mise en oeuvre du plan d’action national piloté par le Ministre d’État.

Des résultats concrets reconnus par le GAFI

Le GAFI a souligné les progrès significatifs réalisés en matière de qualité et de délai de transmissions des déclarations de soupçon. Ces avancées confirment l’efficacité des mesures mises en oeuvre et la montée en puissance des dispositifs de détection et de traitement fondés sur une approche par les risques. Elles confirment aussi le succès de la modification accélérée de notre cadre législatif ces dernières années, avec l’adoption d’une série de lois successives, permise notamment grâce à l’engagement du Conseil National.
La politique de sanctions de l’AMSF a été renforcée, notamment dans des secteurs exposés à des risques (le secteur immobilier, les ventes aux enchères, les Trust or Compagny Service Provider). Par leurs montants, leur périmètre et leur caractère inédit, les sanctions administratives prononcées illustrent la capacité accrue de la Principauté à se conformer aux standards internationaux de sanctions proportionnelles et dissuasives.
Ces résultats reposent sur un renforcement structurel des moyens : les effectifs de l’Autorité Monégasque de Sécurité Financière (AMSF) sont passés de 20 à près de 80 agents en 4 ans. Ils s’appuient également sur l’adaptation continue des stratégies de supervision et sur la dynamique d’un service des sanctions pleinement opérationnel.

2026 : consolidation et renforcement du dispositif

Conformément aux attentes du GAFI, la Principauté poursuit les actions entreprises jusqu’alors en matière de de contrôle et de supervision.
Le renforcement de la chaîne pénale constitue un axe central de cette nouvelle phase, notamment à travers la section financière spécialisée du Parquet général et le recrutement de deux procureurs supplémentaires, afin d’assurer une réponse à la fois proportionnée, crédible et dissuasive, sur les plans administratifs comme pénal.
Dans cette perspective, Monaco restera pleinement mobilisée en 2026 pour documenter la poursuite et l’intensification des actions en cours, sur la base d’un bilan déjà robuste et qui comprend notamment :
 Une augmentation continue du volume des déclarations de soupçon + 10 % en moyenne entre 2023 et 2025 ;
 Une hausse de plus de 20 % des demandes de renseignement financier adressés aux partenaires internationaux ;
 Une progression de près de 60 % du nombre de rapports transmis au Parquet général depuis 2020.

Un engagement de long terme auprès des partenaires internationaux

L’action de la Principauté s’inscrit dans une démarche pluriannuelle, avec la préparation de la prochaine Evaluation Nationale des Risques en 2026-2027, qui sera suivie de la prochaine Stratégie Nationale. Cette planification de long terme constitue un levier essentiel pour consolider durablement les acquis et renforcer la résilience du dispositif.
Le GAFI ayant encouragé la Principauté à poursuivre certaines actions en cours, un nouveau rapport de progrès relatif aux derniers objectifs à atteindre au titre de son Plan d’Action lui sera prochainement adressé.
Fidèle aux engagements pris auprès de ses partenaires internationaux, Monaco entend poursuivre avec détermination les actions en cours et s’assurer, dans la durée, de leur effectivité. Cette démarche traduit la volonté de la Principauté de maintenir son dispositif national de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme aux meilleurs standards internationaux, et de renforcer la confiance des acteurs financiers et institutionnels internationaux


Service Rédaction