18 février 2026
Votre revue de presse matinale est avancée pour un coup d’oeil rapide sur les infos du jour
Trois hommes se sont attaqués lundi soir à une bijouterie du centre commercial Cap 3000 à Saint Laurent-du-Var peu après la fermeture. C’est le kiosque à bijoux, sur le Corso, à l’étage, qui a été ciblé. Ils auraient fait main basse sur des bijoux de grande valeur, le butin étant estimé à 800 000 euros. Heureusement, aucun employé ne se trouvait plus sur les lieux lorsque les bandits sont passés à l’action et personne n’a été blessé. La police scientifique s’est mise rapidement à l’oeuvre pour relever d’éventuelles empreintes et traces ADN et pour analyser le matériel de vidéosurveillance. Le véhicule des braqueurs a été retrouvé brûlé à Valbonne.
Neuf individus possiblement impliqués dans l’agression mortelle contre Quentin Deranque ont été identifiés par la police et interpellés dans la journée et dans la soirée d’hier, a confirmé le procureur de Lyon Thierry Dran. Il semble que plusieurs de ces suspects appartiennent à l’ultragauche et que plusieurs autres seraient fichés S pour leur appartenance à la « jeune garde », cette organisation « antifa » cofondée par le député insoumis Raphaël Arnault, et depuis en cours de dissolution. L’assistant parlementaire LFI Jacques-Elie Favrot, dont le nom apparaît dans cette affaire, est suspecté d’avoir participé à l’agression et fait partie des personnes interpellées. La présidente de l’Assemblée lui a interdit l’accès au palais Bourbon, lui même s’étant préalablement mis en retrait. Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une pour « homicide volontaire », l’autre pour « violences aggravées par trois circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé ». Elles ont été confiées à la division criminelle territoriale de la police de Lyon.
Une enquête a été ouverte après un rassemblement d’ultradroite dimanche soir sur le boulevard de Ménilmontant dans le 11e arrondissement de Paris. Selon les témoins, une cinquantaine d’individus cagoulés ont crié des slogans identitaires, réalisés des saluts nazis et réclamé « justice pour Quentin », le jeune nationaliste de l’ultradroite tabassé à mort à Lyon en marge d’une conférence de la députée européenne insoumise Rima Hassan. Les manifestants se sont dispersés à l’arrivée de la police. L’affaire Quentin empoisonne la vie politique française, ultradroite et ultragauche se renvoyant les accusations des violences.
Mathilde Panot, chef de file des députés insoumis, demande que le collectif identitaire Némésis « soit tenu en dehors » des meetings et manifestations auxquels participe LFI, craignant que cela finisse mal comme l’autre soir à Lyon. À l’opposé, Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, a déclaré que « LFI a joué avec le feu, avec des mots violents qui mènent à la haine et à la violence » et que « ? Mélenchon n’a pas clarifié sa relation avec la jeune garde dans le bon sens. Il les a soutenus dans des meetings alors que le processus de dissolution était en cours ». En réponse, le député Eric Coquerel, président de la commission des finances à l’Assemblée, a déclaré qu’il « n’y a pas de lien entre LFI (…) La violence politique, elle est du côté de l’extrême droite », affirmant que « la police ne protège pas nos meetings ».
Le tribunal administratif a été saisi le 18 février par Éric Ciotti d’une requête tendant à l’annulation de la décision du 16 février 2026 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d’enregistrer la candidature de la liste « Le meilleur est à venir avec Eric Ciotti » qu’il conduit au premier tour de scrutin des élections municipales et communautaires prévues à Nice le 15 mars 2026. Conformément à l’avant dernier alinéa de l’article L. 265 du code électoral, qui dispose qu’« en cas de refus de délivrance du récépissé, tout candidat de la liste intéressée dispose de 24 heures pour saisir le tribunal administratif qui statue, en premier et dernier ressort, dans les trois jours du dépôt de la requête », cette requête fera l’objet d’une audience publique au tribunal ce mercredi matin à 11h.
Un avocat new yorkais vient d’être sanctionné pour avoir intégré de fausses citations juridiques générées par une intelligence artificielle dans ses dossiers. Il a reconnu que plusieurs passages, censés paraphraser ou résumer les principes juridiques, avaient été placés « par inadvertance » entre guillemets. Pris en flagrant délit, il a de nouveau utilisé l’IA … par inadvertance pour se défendre et se justifier. Son cas a été transmis au Bureau de déontologie des avocats dont on ne sait s’il interrogera l’IA sur la nature de la sanction à infliger à cet étourdi.
Jean-Michel Chevalier