L’essentiel de l’actualité de ce mardi 24 février


Economie


24 février 2026

Ukraine, nucléaire, diplomatie, au menu de votre revue de presse matinale

Guerre en Ukraine, quatre ans après

À l’aube du 24 février 2022, la Russie lançait une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Missiles et colonnes blindées frappaient plusieurs villes, jusqu’aux abords de Kiev. Quatre ans plus tard, le conflit s’est enraciné : moins spectaculaire qu’à ses débuts, mais toujours aussi dévastateur. Un accord de paix semble encore très hypothétique en ce jour de triste anniversaire.

Fonction publique : les effectifs gonflent encore

Quelque 32 800 nouveaux fonctionnaires ont été embauchés l’an passé en France selon l’Insee. Ils étaient 60 000 en 2023, la ‘décrue’ souvent annoncée commence à se matérialiser. Dans le détail 20 700 agents supplémentaires pour l’État, 6 400 agents supplémentaires pour les collectivités territoriales et 5 700 de plus pour l’hôpital. Les ­effectifs globaux de la fonction publique continuent de gonfler avec 5,9 millions d’agents à fin 2024. La hausse des titularisations a été importante entre 1997 et 2007 en raison du passage de la durée hebdomadaire de travail à 35 heures.

Surtaxes américaine : FedEx dépose plainte

L’entreprise de livraison de colis FedEx a porté plainte hier contre le gouvernement américain et veut se faire rembourser des sommes versées en application des droits de douane décidés par Donald Trump mais depuis retoqués par la Cour suprême car illégaux. FedEx réclame aussi les « intérêts prévus par la loi » pour toutes les importations concernées. Le président américain aurait dû obtenir l’aval du Congrès avant de mettre en place ses mesures protectionnistes, un détail pour lui qui est passé outre. L’an dernier, le montant des importations visées par les surtaxes douanières a atteint 130 milliards de dollars. D’autres entreprises américaines ont l’intention de déposer plainte comme FedEx.

La diplomatie n’est plus ce qu’elle était...

Jusqu’à présent, il n’y avait que les États-voyous qui ne respectaient pas les règles internationales. Désormais, quand un ambassadeur américain est convoqué par les autorités du pays dans lequel il représente les intérêts américains, il ne se présente pas. Charles Kushner, en poste à Paris, a snobé son invitation au Quai d’Orsay où il devait s’expliquer sur les commentaires de l’administration Trump sur l’affaire Quentin Deranque. Jean-Noël Barrot demande qu’il n’ait plus d’accès direct au gouvernement après ce manquement, « face à cette apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur ».

Nucléaire : d’importants besoins de financement

La mise en œuvre des plans des États membres en matière d’énergie nucléaire nécessitera des investissements importants, d’environ 241 milliards d’euros d’ici 2050, tant pour la prolongation de la durée de vie des réacteurs existants que pour la construction de nouvelles installations. Des investissements supplémentaires sont nécessaires pour les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs. La Commission estime que plus de 90 % de l’électricité dans l’UE en 2040 sera produite à partir de sources décarbonées, principalement des énergies renouvelables, complétées par l’énergie nucléaire. La capacité installée nucléaire dans l’ensemble de l’UE devrait passer de 98 GWe en 2025 à 109 autour de GWe d’ici 2050.

Une formation course au large à Villefranche

Le président du Département des Alpes-Maritimes et le maire de Cap-d’Ail, également président du conseil d’exploitation des ports départementaux de Villefranche-sur-Mer, ont lancé officiellement la formation « course au large » du Pôle Mer « Loïc Leferme » au port de la darse en présence de Jean-Pierre Dick, navigateur niçois. Présentée en juin dernier, cette initiative doit fédérer les acteurs maritimes du territoire autour des grandes thématiques : l’apnée internationale, la course au large, l’accueil des champions, la protection de l’environnement, le patrimoine maritime, les associations du port et l’évènementiel. Le lancement de la formation « course au large » constitue la première action concrète de ce Pôle Mer, en partenariat avec Jean-Pierre Dick et la Fédération Française de Voile. Jusqu’à présent, les jeunes régatiers du Sud-Est étaient contraints de rejoindre la Bretagne pour accéder à ce type de filière. Six jeunes marins de haut niveau feront partie de la première promotion.


Jean-Michel Chevalier