24 février 2026
Charles Ange Ginésy a évoqué deux sujets très concrets concernant les agriculteurs
Charles Ange Ginésy a évoqué deux sujets très concrets concernant les agriculteurs lors de son passage au Salon de Paris : l’eau, qui est une véritable préoccupation pour les années à venir, et le logement des travailleurs saisonniers qui viennent dans les Alpes-Maritimes pour les récoltes d’olives, de fruits, de fleurs coupées, les vendanges... Les exploitants ont les pires difficultés à recruter les bras dont ils ont besoin, car ces saisonniers ne trouvent que difficilement un toit pour la durée de leurs activités.
« Toutes les filières agricoles recherchent de la main-d’œuvre », résume le président du département 06.
« Le projet que nous sommes en train de travailler consiste à transformer des bâtiments déjà existants en logements ». Par exemple, une grange, une grande remise, un garage où l’on stocke du matériel agricole. Il faut « agir au cas par cas avec la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM). Nous travaillons déjà avec Habitat 06 et la SEM pour construire des logements pour les salariés du thermalisme, pour ceux des stations de ski. Nous poursuivons cet effort en faveur de l’agriculture ».
Concernant l’eau, la crise de 2022 « nous a réveillés », assume Charles Ange Ginésy, puisque l’ensemble des Alpes-Maritimes a connu des problèmes d’alimentation en raison d’une sécheresse qui n’avait pas rempli les nappes phréatiques ni stocké de réserves dans le Mercantour. Les agriculteurs ont besoin de 3 millions de mètres cubes supplémentaires pour leurs exploitations.
« Aujourd’hui, 90 % de l’eau qu’ils consomment est une eau traitée, et l’on sait que ce ne sera plus possible d’ici sept à dix ans, car la loi va changer. Il faut donc réaliser des réseaux d’eau brute pour irriguer les terres cultivées de la Siagne, de la Brague et du Var, et remettre en état les canaux déjà existants mais tombés en désuétude ».
Avec le réchauffement climatique, la chambre d’agriculture, le Département et l’Université Côte d’Azur se mobilisent pour la nécessaire adaptation aux nouvelles conditions.
Jean-Michel Chevalier