5 mars 2026
La chercheuse Serena Villata a été nommée co-présidente d’une commission d’experts consacrée aux risques et aux vulnérabilités liés aux usages publics de l’intelligence artificielle générative. Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en intelligence artificielle au Centre Inria d’Université Côte d’Azur et directrice scientifique de 3IA Côte d’Azur, elle participera aux travaux de cette instance chargée d’éclairer les pouvoirs publics.
La commission a été lancée par la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique , Anne Le Hénanff. Elle s’inscrit dans le prolongement des réflexions engagées par Emmanuel Macron sur le rôle du numérique dans la démocratie et sur l’impact des technologies numériques sur les mineurs.
Selon la lettre de mission signée par la ministre, la commission devra remettre un rapport au mois de mai. Celui-ci devra poursuivre quatre objectifs principaux : cartographier les usages de l’intelligence artificielle générative, identifier les risques et les vulnérabilités les plus critiques, analyser les cadres réglementaires et techniques existants aux niveaux national et européen, et formuler des propositions concrètes et étayées à ces deux niveaux.
Serena Villata partagera la co-présidence de la commission avec Amine Benyamina, professeur d’addictologie à Université Paris Saclay, et Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à Université Paris Cité. Les travaux de la commission seront coordonnés par le Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique (CIANum), dont Serena Villata est également membre. Cette instance aura pour mission d’accompagner l’analyse des impacts sociétaux de l’IA générative et de contribuer à l’élaboration de recommandations pour les pouvoirs publics.
Service Rédaction