Municipales, les chiffres du 1er tour dans les Alpes-Maritimes


Politique


19 mars 2026

90 % des communes des Alpes-Maritimes connaissent déjà leur maire, élu ou réélu.

Avant le second tour prévu dimanche 22 mars, 90 % des communes des Alpes-Maritimes connaissent déjà leur maire, élu ou réélu.

147 maires connus

Beaucoup ont été élus ou réélus faute d’adversaires. Dans 80 communes, il n’y avait qu’une seule liste. Ce fut évidemment le cas dans de petites communes, comme Lieuche (43 inscrits, 29 votants) où Denise Leiboff, en place depuis 1989, a été réélue, mais également dans des communes plus importantes, telles que Mandelieu-la-Napoule (Sébastien Leroy réélu), Villeneuve-Loubet (Lionnel Luca réélu) ou Mouans-Sartoux (Pierre Aschieri réélu). Dans 53 communes, il y avait un duel donnant lieu, logiquement, à une élection dès le premier tour (sauf en cas d’égalité de voix parfaite, ce qui ne s’est pas produit dans le département mais ailleurs en France).

9e mandat

Jean-François Spinelli, industriel à la retraite et maire de Castagniers depuis 1977, a été réélu. Il a largement battu Fabien Benard (684 voix à 264). Jean-Pierre Mascarelli a lui été réélu pour un huitième mandat à Bouyon en devançant Sophie Spano (64,35 % contre 35,65 %).

6 voix d’avance 

Jean Merra (125 voix) a été élu de justesse maire de Saint-Sauveur-sur-Tinée face à Max Melan (119). Le duel s’est également joué à quelques voix près à Caille entre Adrien Prato (192) et Audrey Funel (184), à Duranus entre Christian Maurel (77) et son frère Jean-Michel, maire sortant (67), ou encore à Gilette, entre Patricia Demas (474) et Julien Ferran (463).

50,21 % 

C’est avec ce score que Bryan Masson, candidat du Rassemblement national, a créé l’une des sensations du premier tour en s’imposant à Cagnes-sur-Mer, loin devant Louis Nègre (33,70 %) qui occupait le fauteuil de maire depuis 1995. Bryan Masson a recueilli 10 486 voix, Louis Nègre 7 038.

81,11 % 

Un plébiscite pour David Lisnard, réélu sans coup férir à Cannes. Le président de Nouvelle Energie avait pourtant affiché une certaine prudence avant cette élection, se méfiant de la dynamique autour du Rassemblement national, représenté dans la Cité du cinéma par Lucas Mussio. Ce dernier a obtenu 11,66 % des suffrages exprimés, le troisième candidat, venant de la gauche, Michel Hugues, obtenant lui 7,23 %. Les Cannoises et les Cannois ont donc plus que largement renouvelé leur confiance pour un troisième mandat à David Lisnard.

16 communes concernées par le 2nd tour

Le Bar-sur-Loup, Cabris, Carros, Gattières, Menton, Nice, Peymeinade, Roquebrune-Cap-Martin, Roquefort-les-Pins, Saint-Laurent-du-Var, Tende, Théoule-sur-Mer, La Turbie, Utelle, Vence et Villefranche-sur-Mer.
À Nice, le maire sortant est en grand danger face à Éric Ciotti, largement devant. Christian Estrosi n’a pas pu compter sur le retrait de la liste d’union de la gauche de Juliette Chesnel-Le Roux, qui a renvoyé dos à dos les deux anciens membres des Républicains, et il mise sur une importante mobilisation du côté des abstentionnistes (plus de 46 %). Pour le politologue Jérôme Fourquet, « la très forte avance de Ciotti sur Estrosi, le sortant, est un coup de tonnerre. Nice, cinquième ville de France, est un fief historique de la droite. Si cela se confirme dimanche, la ville validerait la stratégie ciottiste : le ralliement des notables de droite classique pour capter un électorat qui se méfie encore du RN  », analysait-il récemment dans un entretien pour Le Figaro.
À Menton, Sandra Paire (2e) et Louis Sarkozy (3e) se sont mis d’accord pour tenter de battre Alexandra Masson (RN), arrivée en tête le 15 mars. Florent Champion, arrivé 4e, a choisi de se maintenir.
Enfin, cela s’annonce très serré à La Turbie avec une autre triangulaire, entre les listes de Daniel Candela, Sandrine Penta et Valentin Lopez. Dimanche dernier, le premier avait recueilli 420 voix (25,89 %), la seconde 430 (26,51 %) et le troisième 434 (26,76 %).


Sébastien Guiné