L’essentiel de l’actualité de ce lundi 23 mars


Politique


23 mars 2026

Retour sur les élections d’hier et autres nouvelles du monde ce lundi matin

Municipales : pas mal de surprises

Les urnes ont parlé dans les 1 500 communes où un second tour devait partager les listes en ballotage. Parmi celles-ci, les résultats étaient très attendus notamment à Paris où Emmanuel Grégoire (union de la gauche, hors LFI) s’est largement imposé face à la candidate de la droite Rachida Dati, à Toulon où Laure Lavalette (RN) n’a pas réussi son pari face à la maire sortante Josée Massi (divers droite), à Marseille où Benoît Payan (union de la gauche, hors LFI) a lui aussi devancé le RN tandis que la droite y est laminée (5%), à Lyon où Jean-Michel Aulas (divers centre) s’incline devant le maire sortant de gauche. À Toulouse, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite) conserve son fauteuil en battant le candidat LFI. Le parti de Jean-Luc Mélenchon fait son entrée dans de nombreux conseils municipaux, la droite et le bloc central résistent mieux que prévu, le RN conquiert de nouvelles villes moyennes comme Menton mais en perd d’autres.

Nice : Éric Ciotti l’emporte largement

Christian Estrosi (Horizons) avait promis une « remontada  » et s’est employé sans compter entre les deux tours pour tenter de convaincre les Niçois de lui confier un quatrième mandat à la mairie, mais ce ne fut pas suffisant et il a été largement battu hier soir par Éric Ciotti (UDR allié au RN) qui a recueilli 48,5 % des suffrages contre 38 % à son rival malheureux quand la candidate PS et écolos sans LFI rassemblait 13,50 % des voix. Une nouvelle ère s’ouvre donc à Nice qui s’est trouvée sous les feux de l’actualité ces dernières semaines, les médias relayant au niveau national une campagne locale d’une rare violence entre les deux anciens partenaires devenus rivaux.

L’au-revoir de Christian Estrosi

Depuis son QG de campagne, reconnaissant sa défaite, Christian Estrosi a annoncé hier soir qu’il quitte la vie politique niçoise. S’adressant aux électeurs de la 5ème ville de France, il a déclaré qu’« avoir été votre maire fut l’honneur de ma vie. Un engagement de chaque instant et une responsabilité immense », rappelant les moments forts de ses mandats comme comme «  la soirée atroce du 14 juillet 2016  » ou l’épisode Covid. « On ne mesure pas un mandat au résultat d’un soir mais à l’empreinte qu’il laisse dans le cœur d’une ville. Cette campagne n’a pas été à la hauteur de ce que nous avons été. Seul l’avenir jugera  ». Il a précisé qu’il ne siègera ni à la mairie ni à la Métropole sur les bancs de l’opposition.

Un appel d’offres pour le Palais de la Méditerranée

Le contrat de concession du casino du Palais de la Méditerranée s’achève en juin 2027 et un appel d’offres d’un montant de 90 millions vient d’être lancé par la ville de Nice pour attribuer la future délégation de service public afin d’exploiter, sous une même direction, les activités d’animation, de restauration et de jeux. Le candidat devra prendre en charge un programme d’investissement pour un montant de 10 millions d’euros et il n’y aura aucune subvention municipale pour l’investissement et le fonctionnement de la structure. Il n’est pas dit que le casino restera à la même place sur la Promenade des Anglais. Il devra toutefois être installé dans « la zone touristique internationale, une bande approximative de 300 mètres du rivage et les quartiers dits Arénas et Méridia situés à l’ouest de Nice  ».

Golfe : ça ne s’arrange pas

L’Iran se dit prêt à verrouiller le détroit d’Ormuz pendant six mois. Trump annonce une «  réduction progressive  » de ses opérations quand la presse américaine croit savoir au contraire qu’il n’est pas impossible que des troupes terrestres débarquent dans la région. En tous cas, Washington exclut tout cessez-le-feu et tacle au passage les pays de l’Otan qui ont décidé de ne pas s’impliquer dans cette guerre qu’il a ouverte sans aucune concertation en les traitant de « lâches » et qu’il saura s’en souvenir, une menace même pas voilée. Téhéran annonce qu’en cas d’attaque sur le détroit d’Ormuz par les Américains il répliquera en visant les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, Trump ayant donné jusqu’à ce soir minuit au régime des mollahs pour rouvrir à la navigation ce point stratégique.


Jean-Michel Chevalier