26 mars 2026
140 ont été admis à l’examen d’entrée sur 480 candidats, soit un taux de sélection d’environ 29 %.
Le 24 mars, l’Institut national de formation des commissaires de justice (INCJ) a fait sa rentrée solennelle à la Cité Internationale Universitaire de Paris, avec une nouvelle promotion de 180 stagiaires. Parmi eux, 140 ont été admis à l’examen d’entrée sur 480 candidats, soit un taux de sélection d’environ 29 %. Un niveau d’exigence qui confirme l’attractivité de la profession, en progression constante ces dernières années et l’efficacité, notamment, des nouveaux partenariats universitaires.
Avec 74 % de femmes (133 femmes pour 47 hommes), la promotion 2026-2028 confirme la dynamique engagée ces dernières années : un niveau de féminisation élevé et désormais installé, proche des 76 % observés l’an dernier.
Tous les candidats admis par examen sont titulaires d’un Bac+5, tandis que les profils sélectionnés illustrent la diversité des parcours, conjuguant expérience professionnelle et formations juridiques. Cette rentrée rassemble quatre profils complémentaires : étudiants issus de l’examen d’entrée, candidats dispensés venant d’autres carrières juridiques, professionnels déjà engagés dans les études (clercs et collaborateurs) et 14 commissaires-priseurs diplômés intégrés via la passerelle OVV (Opérateur de ventes volontaires).
Benoît Santoire, président de la Chambre nationale des commissaires de justice, a évoqué les principes de la démarche de formation de la profession : « Quels qu’aient été votre expérience, votre parcours universitaire ou votre acquis professionnel jusqu’ici, vous êtes désormais tous sur un pied d’égalité, avec un seul objectif ? : vous former à notre métier. » Et Gérard Suissa, membre du Bureau national chargé de la formation, d’ajouter : « Nous sommes aujourd’hui dans le creuset de la profession ? : un lieu où se rencontrent des parcours différents, des expériences variées, pour construire progressivement une identité commune. »
Répartis sur 9 centres de formation en France (dont l’outre-mer, à l’ile de la Réunion), les élèves suivront un cursus composé de 8 modules préparant à toutes les activités du commissaire de justice durant deux ans.
La promotion est baptisée « Guy Bricard » en hommage à un ancien formateur de l’École nationale de procédure, disparu en février 2025, figure engagée dans la transmission des savoirs au sein de la profession. Cette nouvelle promotion sera la première qui amorcera son parcours de formation dans le cadre d’une profession unifiée. En effet, à compter du 1er juillet 2026, les anciens huissiers de justice et commissaires-priseurs judiciaires exerceront tous en tant que commissaire de justice après des années d’évolution et de rapprochement comme l’a rappelé Nicolas Moretton, vice-président de la Chambre nationale : « Depuis près de dix ans, notre métier s’est façonné comme une œuvre patiente, réunissant des héritages pour donner naissance à une profession unie, moderne et profondément utile. »
Service Rédaction