28 mars 2026
Le regard amusé (ou agacé ?) de JMC sur ces petites actualités qui auraient pu vous échapper
- TOUS GAGNANTS : C’est le sentiment qui prévalait dimanche soir à l’issue du second tour des municipales lorsque l’on écoutait les commentaires des
représentants des différents partis, avec force exemples - bien sélectionnés - et chiffres à l’appui. Mais la situation est tellement variable d’une ville à autre qu’il est difficile d’en tirer des enseignements pour la prochaine élection présidentielle vers laquelle les regards sont (déjà !) tournés.
- CALCULS : Le RN, qui avait de grandes ambitions dans le sud-est de la France, a vu ses voeux exaucés à Cagnes-sur-Mer dès le premier tour, et à Menton au soir du second. Mais le parti trébuche à Toulon et à Marseille qui auraient constitué de ‘grosses’ prises alors que les résultats du 15 mars pouvaient laisser penser à une victoire du parti de Jordan Bardella dans ces deux grandes villes. Au final, l’arithmétique électorale et les petits calculs des fusions et rapprochements peuvent être démentis par les électeurs, et c’est plutôt rassurant.
- GLOUPS : Sur le plateau télé de France 3 le soir du premier tour, Dominique Estrosi-Sassone, candidate sur la liste du maire sortant de Nice, a bien souligné la présence de Charles Ange Ginésy aux côtés d’Éric Ciotti alors que celui-ci s’exprimait en direct devant sa permanence. La sénatrice, qui est LR, souhaite que son parti se penche sur le cas du président du conseil départemental, LR lui aussi, pour « clarifier » ce psychodrame niço-niçois dont les effets vont forcément se faire sentir dans les prochains jours ou semaines.
- DÉSUNION LIBRE : Avec seulement 8,9 % des voix, la liste de Mireille Damiano n’a pas été en mesure de se maintenir pour le second tour. Elle pouvait donc ‘techniquement’ fusionner, en l’occurrence avec celle de Juliette Chesnel-Le Roux, mais ‘politiquement’ les représentants PS-PC et écolos ont décidé de faire cavalier seul. L’Insoumis Olivier Salerno y voit une « démarche irresponsable » alors qu’il n’y avait pas selon lui d’incompatibilité de programme. À gauche comme à droite, l’union est un combat.
- SALADE NIÇOISE : Même avis du côté du PC qui refuse « les fronts républicains de circonstances, qui ne sont trop souvent que des arrangements politiciens éloignés des attentes populaires ». Pour le secrétaire départemental du parti Julien Picot, « les Niçois ne veulent pas de tambouilles, ils veulent de la clarté ». Les camarades de LFI apprécieront sûrement.
- MIAOU : À l’occasion de l’élection municipale, les habitants du Bar-sur-Loup ont trouvé dans leurs boîtes aux lettres une curieuse missive signée ‘Minou le Flemmard’ qui les invite à voter pour lui. Sa profession de foi ? « Je ne ferai rien et je tiendrai parole ». Voilà au moins une promesse électorale qui ne sera pas déçue. Dans le village de l’amiral de Grasse, on recherche toujours la véritable identité de ce drôle de mistigri.
- PAS MOTIVÉS : Peut-on vraiment s’étonner que cette élection municipale ait enregistré le plus faible taux de participation au premier tour depuis le début de la Ve République (hormis 2020, épisode du Covid) alors que dans une majorité de communes il n’y avait qu’une seule liste sur la ligne de départ ? Logiquement, la participation a été plus élevée dans les grandes villes où le choix était plus large et les enjeux plus forts. Comment être surpris que nombre d’électeurs ont choisi de faire ce jour-là l’ouverture de la pêche ?
Jean-Michel Chevalier