Éric Ciotti annonce des entretiens avec cinq policiers municipaux de Saint-Denis


Politique


1er avril 2026

Éric Ciotti a annoncé que la ville de Nice avait « engagé des recrutements de policiers municipaux. »

Le nouveau maire de Nice l’avait rappelé dans son discours prononcé lors de l’installation du nouveau conseil municipal le vendredi 27 mars : «  J’ai lancé un appel à ces policiers municipaux, à Saint-Denis et ailleurs, dans les communes qui ont basculé aux mains de l’extrême-gauche (…). Nous les accueillerons à Nice et déjà plusieurs dossiers de candidature sont arrivés dans nos services depuis (jeudi 26 mars) et ils participeront à ce doublement des effectifs sur le terrain dont nous nous sommes fait l’objectif au service de la sécurité des Niçoises et des Niçois ».

Mercredi 1er avril, invité de BFMTV, Éric Ciotti a annoncé que la ville de Nice avait « engagé des recrutements de policiers municipaux. Ma première adjointe, la préfète Françoise Souliman (déléguée à la Sécurité, à la Prévention de la délinquance, à l’Aide aux victimes, à l’Administration générale et au Patrimoine communal, NDLR), reçoit ce (mercredi) matin 12 candidats, dont cinq viennent de Saint-Denis, qui ont quitté leur poste après le désarmement par le nouveau maire de Saint-Denis ».

Ce dernier est revenu, lundi 30 mars, dans le studio de France Inter, sur le désarmement progressif de sa police municipale, avec dans un premier temps le retrait des lanceurs des balles de défense (LBD). Bally Bagayoko a expliqué que des policiers municipaux auraient encore «  potentiellement » des armes à feu à la fin de son mandat. «  Il y a une panoplie de possibilités et c’est ce que nous allons définir dans le cadre de la doctrine qui sera posée pour renforcer la question de la proximité dans nos territoires », a-t-il précisé, rappelant que les policiers municipaux de Saint-Denis n’étaient pas armés avant 2020. Interrogé sur une information de France Info, citant un policier municipal confiant qu’une trentaine d’entre-eux avait entamé des démarches pour quitter Saint-Denis, il a répondu ne pas être au courant. «  Je n’ai pas entendu ce message-là », a-t-il affirmé sur France Inter, alors qu’il a rencontré l’ensemble des effectifs le vendredi 27 mars. « Aujourd’hui il n’y a qu’une personne qui est partie », a-t-il assuré, ajoutant qu’il fallait se méfier des rumeurs.


Sébastien Guiné