17 avril 2026
Une nouvelle phase de développement pour l’entreprise en raison du fort potentiel agricole du Royaume
La biotech grassoise, qui produit des biostimulants pour l’agriculture régénérative, vient d’annoncer « l’ouverture de sa filiale au Maroc ». Elle précise, dans un communiqué de presse du 16 avril, que « cette étape structurante marque une nouvelle phase de développement pour l’entreprise et confirme sa volonté de s’inscrire durablement au cœur des dynamiques agricoles africaines ».
Pour expliquer ce choix, Mycophyto met en avant « la modernisation » de l’agriculture marocaine, l’engagement du Royaume « en faveur de l’innovation » et le fait que ce pays « constitue un hub stratégique majeur, offrant un point d’ancrage privilégié vers l’Afrique et au-delà »
La CEO, Justine Lipuma, docteure en microbiologie et co-fondatrice de la société, relève que « l’ouverture de cette filiale au Maroc traduit notre confiance dans le potentiel agricole du Royaume et dans son rôle clé à l’échelle régionale. Nous souhaitons y construire des collaborations durables et accompagner les acteurs locaux dans leurs transitions. Cette dynamique amplifie notre partenariat déjà acté avec CDG Invest (branche investissement de la Caisse de dépôt et de gestion basée à Rabat, NDLR) qui a investi dans nos solutions sur le territoire. »
Mycophyto ajoute dans le communiqué sa participation, « pour la troisième année consécutive », au Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), qui se tiendra du 20 au 28 avril à Meknès avec pour thème : « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire ». Les organisateurs du SIAM attendent pour cette 18e édition quelque 1 500 exposants de 70 pays et plus d’un million de visiteurs. Mycophyto souligne que ce salon sera l’occasion d’échanger avec ses clients et ses partenaires institutionnels et « de rencontrer de nouveaux partenaires ou distributeurs et de présenter ses solutions innovantes au service d’une agriculture plus performante et respectueuse des sols ».
Outre le Maroc, l’entreprise créée en 2017 par Justine Lipuma et Christine Poncet réfléchit également à un développement à l’international en Espagne, en Belgique, au Pays-Bas ou encore au Luxembourg. Elle entend, grâce aux biostimulants qu’elle conçoit et qui fonctionnent avec des champignons mycorhiziens, « apporter une réponse concrète aux enjeux du changement climatique et de la transition agricole : jusqu’à 20 % de réduction du stress hydrique, 30 % de réduction d’engrais minéraux et jusqu’à +45 % de rendement ».
Sébastien Guiné