Université Côte d’Azur : Alexandra Borchio Fontimp relance au Sénat la question des moyens alloués


Politique


30 avril 2026

Sous dotation de l’Université Côte d’Azur : Alexandra Borchio Fontimp hausse le ton au Sénat

La sénatrice des Alpes-Maritimes Alexandra Borchio Fontimp a interpellé le gouvernement jeudi 30 avril au Sénat sur la situation budgétaire de Université Côte d’Azur, à l’occasion d’une question orale consacrée aux moyens alloués à l’établissement.

Rapporteure des crédits de la recherche et membre de la commission d’enquête sur l’excellence académique des universités, l’élue a dénoncé ce qu’elle présente comme un décalage entre le positionnement de l’université et les financements qui lui sont attribués. Selon elle, l’établissement, reconnu pour son activité de recherche et son rayonnement international, fait face à une baisse de moyens jugée incompatible avec ses missions.
Alexandra Borchio Fontimp a rappelé avoir déjà alerté l’exécutif en 2024 sur une dotation qu’elle estime insuffisante au regard des besoins de l’université. Dans l’hémicycle, elle a renouvelé ses critiques sur la trajectoire budgétaire actuelle, estimant que « Tout augmente, sauf les moyens  ».

« On ne bâtit pas l’excellence sur la pénurie »

La sénatrice s’est appuyée sur les conclusions d’un rapport de l’Inspection générale pour souligner la situation financière de l’établissement. Elle a notamment indiqué que « l’université est aujourd’hui parmi les moins bien dotées par étudiant, avec un niveau de financement en moyenne 25 % inférieur à celui des autres établissements labellisés Initiative d’Excellence ».
Face à cette situation, l’élue a estimé qu’« on ne bâtit pas l’excellence sur la pénurie  », jugeant contradictoires les ambitions affichées pour l’enseignement supérieur et les arbitrages budgétaires actuels. Elle a également insisté sur l’impact territorial d’un éventuel affaiblissement de l’établissement, notamment pour les bassins de Nice, Cannes, Grasse, Menton et Sophia Antipolis, affirmant que «  fragiliser une université, c’est fragiliser un territoire  ». Alexandra Borchio Fontimp a appelé le gouvernement à revoir la répartition des financements accordés à l’Université Côte d’Azur. Selon elle, «  la trajectoire actuelle pourrait conduire, dès 2027, à une réduction de l’offre de formation ou des capacités d’accueil ».
Enfin, la sénatrice a replacé ce dossier dans un cadre plus large, estimant qu’un affaiblissement de l’enseignement supérieur pourrait affecter «  la compétitivité et la souveraineté de la France, à l’heure où les grandes nations investissent massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche ».


Valérie Noriega