L’essentiel de l’actualité de ce mercredi 6 mai


Politique


6 mai 2026

Coup d’œil rapide sur les informations de ces dernières heures à retenir ce mercredi matin

Fessenheim démantelée d’ici 2048

Située à la frontière avec l’Allemagne, la centrale de Fessenheim et ses deux réacteurs nucléaires vont être démantelés selon le décret publié dans le JO de dimanche. Il est prévu que les travaux soient terminés avant le 30 juin 2048 après plusieurs années qui seront consacrées au retrait du combustible. Ce site exploité par EDF avait été fermé en 2020. L’opération se déroulera en quatre phases comprenant le démantèlement, l’assainissement des structures et des sols, la démolition de bâtiments et la réhabilitation du site. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a rendu un avis favorable. EDF envisage réutiliser des bâtiments annexes à la centrale pour une une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs.

Ormuz : nouveau rétropédalage américain

Nouveau revirement de l’administration Trump, qui annonce par la voix de son Secrétaire d’État Marco Rubio que la phase guerrière contre Téhéran est terminée même si les Américains sont prêts à reprendre leurs «  opérations majeures de combat  » en cas de riposte des Iraniens dans le Golfe. Le président suspend les escortes de navire à Ormuz en espérant un accord avec les mollahs. Les gardiens de la Révolution affirment que seul le corridor qu’ils contrôlent est sûr et que seuls les navires recevant un courriel pourront le franchir avec un permis de transit. Les États-Unis vont porter une résolution devant l’ONU pour défendre la liberté de circulation et sécuriser le détroit d’Ormuz.

Le cadeau du Qatar à Trump

Quatre milliards de dollars, c’est le chèque que le Qatar vient d’émettre pour acheter des missiles anti-missiles Patriot et se protéger de future attaques aériennes. Israël, les Émirats arabes unis et le Koweit ne sont pas en reste avec plus de 8,6 milliards de dollars d’achats militaires aux Américains, des transactions validées par Washington. Au même moment, le Qatar annonce que le Boeing 747 offert à Donald Trump et destiné à devenir un Air Force One de transition en attendant la livraison d’un nouvel appareil, est opérationnel pour transporter le président américain. Les Démocrates considèrent ce cadeau comme un pot de vin car la Constitution américaine interdit aux dépositaires de l’autorité publique d’accepter des cadeaux «  de la part d’un roi, d’un prince ou d’un État étranger ». La Constitution, un détail négligeable pour Trump.

Pékin dénonce les sanctions américaines

Les Chinois ont annoncé qu’ils ne se conformeraient pas aux nouvelles sanctions décidées par l’administration Trump contre cinq de leurs entreprises accusées par les Américains d’acheter du brut iranien. Pékin se fournit à bon prix auprès de Téhéran et Washington voudrait tarir cette source de revenus pour le régime des Mollahs qui ont besoin de financer leur guerre. Le ministère chinois du Commerce Wang Wentao considère que ces mesures « ne doivent être ni reconnues, ni mises en oeuvre, ni respectées  » et qu’elles «  interdisent ou restreignent indûment les activités économiques, commerciales et connexes normales des entreprises chinoises avec les pays tiers (...) et violent le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales  ». Il rappelle qu’il s’est toujours opposé aux sanctions unilatérales dépourvues d’autorisation de l’ONU. Trump doit se rendre en Chine ce mois-ci : un sujet de conversation tout trouvé…


Jean-Michel Chevalier