7 mai 2026
Votre revue de presse matinale est avancée pour débuter la journée bien informé
Le transporteur français CMA-CGM CMA Ca confirmé hier que son porte-conteneurs « San Antonio » a été attaqué hier matin alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, touché par un projectile d’origine inconnue. Deux membres d’équipage ont été blessés et le navire a subi des dommages a précisé l’armateur du un communiqué. Les marins blessés « ont été évacués et reçoivent les soins médicaux nécessaires » tandis que l’entreprise reste « pleinement mobilisée aux côtés de l’équipage ». La veille, Donald Trump avait annoncé que sa marine allait escorter les bateaux prisonniers du détroit d’Ormuz avant de revenir quelques heures plus tard sur cette annonce pour dire espérer un accord avec l’Iran. La situation reste donc on ne peut plus évolutive en fonction des déclarations contradictoires des belligérants. Emmanuel Macron a estimé hier que dans cette affaire « ce n’est en aucun cas la France qui a été visée ».
L’Iran a annoncé que la libre circulation dans le détroit d’Ormuz ne sera possible que si les États-Unis mettent fin à leurs menaces et si de nouvelles procédures sont mises en place. Téhéran n’a pas accepté les conditions de l’opération « Projet liberté » décidée par Trump pour escorter les navires marchands encore bloqués dans le Golfe. Les gardiens de la Révolution n’ont pas dit en quoi consistaient les nouvelles procédures qu’ils veulent imposer mais l’on sait qu’ils revendiquent un péage pour chaque bateau, en dépit des lois internationales qui garantissent la libre circulation sur les mers. De son côté, Trump a écrit sur son réseau Truth social que la guerre américano-israélienne pourrait prendre fin et le détroit d’Ormuz rouvrir si Téhéran accepte ses conditions, faute de quoi il assure que les frappes aériennes seront d’une ampleur « bien plus importante ».
Le projet de loi de Bruno Retailleau pour s’attaquer à « l’entrisme islamique » a été validé par le Sénat par 208 voix contre 124. Une victoire politique pour l’ancien ministre de l’Intérieur, candidat à l’Elysée en 2027, qui double ainsi Laurent Nunez, actel patron de Beauvau qui promet de son côté un texte gouvernemental « plus rigoureux ». Le sénatur vendéen entend s’attaquer à une « mouvance qui se répand à bas bruit » dans la société française et dont l’objectif serait selon lui « d’établir sur notre territoire un État islamique ». « Il faut être absolument ferme, intraitable avec ces mouvances qui veulent atteindre notre cohésion sociale et la forme républicaine de nos institutions » justifie Retailleau.
Le principe d’une surtaxe sur les profits exceptionnels réalisés par TotalEnergies depuis le début de la guerre en Iran ne fait pas rire du tout le PDG de la grande entreprise pétrolière. Patrick Pouyanné a en effet affirmé que ses prix plafonnés (qui n’ont pas empêché des bénéfices record au premier trismestre) ne pourraient être maintenus si Bercy venait se servir au passage. Une menace même pas voilée alors que la cherté des carburants pose de sérieux problèmes aux entreprises comme aux particuliers et que la France n’a plus les moyens d’adopter des mesures générales pour desserrer un peu les crans de la ceinture. « TotalEnergies ne va pas non plus s’excuser de performer et de réussir dans son domaine. Il n’y a aucune honte, cela signifie que l’entreprise fonctionne bien » insiste son patron. Dans la même interview à Sud Ouest, il annonce qu’il n’y aura pas de pénuries cet été mais que les prix continueront à être (très) élevés.
Jean-Michel Chevalier