1er juin 2026
JO d’hiver, note de frais, retour en brèves sur les informations de ces dernières heures
Entre Éric Ciotti et Christian Estrosi, l’apaisement n’est évidement pas venu avec l’élection du premier au détriment du second. Le nouveau maire de Nice a donné trente jours à l’ancien pour justifier quelque 312 000 euros de frais de représentation entre 2016. Il dit se réserver la possibilité de saisir la justice. À l’origine de cette décision, une action de l’association « Transparence citoyenne » qui a déjà épinglé d’autres élus comme Robert Ménard, maire de Béziers, ou Anne Hidalgo, et qui a saisi le TA pour obtenir les notes de frais de l’ancien président de la Métropole et ancien premier magistrat de Nice (contentieux toujours pendant). Interpellé par l’association, Éric Ciotti lui a répondu dans un courrier que s’est procuré Nice Matin que « les premières vérifications des services municipaux n’ont pas permis de retrouver les pièces justificatives permettant d’établir précisément la nature et le fondement de l’ensemble de ces dépenses ». Le temps est toujours à l’orage… Christian Estrosi se défend de toute irrégularité.
Alors que Nice a vraisemblablement perdu les épreuves de patinage des JO d’hiver 2030 au profit de Lyon, Éric Ciotti dénonce « un choix politicien » quand le président de la Région Renaud Muselier y voit plutôt un manque d’ambition. « Les épreuves de glace des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 ne quittent pas Nice par fatalité. Elles ne disparaissent ni par malchance, ni sous l’effet d’une décision imposée depuis Paris ou Lausanne » écrit le Marseillais au maire de Nice. Il se livre à un savant calcul sur les pertes financières de cette disqualification qu’il chiffre à 550 millions d’euros pour le tissus économique local et au total entre 800 millions et 1,1 milliard en s’appuyant sur une comparaison avec les jeux de Milan-Cortina.
« Jeux Olympiques 2030 : les Niçois sont injustement privés d’une partie des épreuves, mais 140 millions d’euros seront désormais investis à leur profit » écrit Éric Ciotti après la décision du Comité d’organisation de retirer à Nice les épreuves de patinage qui lui étaient initialement destinées. « Cette décision est une déception pour notre ville » poursuit le maire qui « regrette profondément que les Niçois soient aujourd’hui privés d’une partie de cet événement quelques semaines seulement après avoir exprimé démocratiquement leur choix lors des élections municipales ». Pour lui, cela constitue « une humiliation pour la Région qui perd la quasi-totalité des épreuves qui étaient prévues » et il conteste les calculs de Renaud Muselier qui seraient aussi « aussi crédibles que la sardine ayant bouché le port de Marseille. ». L’ambiance est au beau fixe !
Le président du Département se dit « consterné par la décision du COJOP de priver Nice des épreuves de glace, cette décision politique est aussi la conséquence d’une absence de concertation avec le conseil départemental et les acteurs du territoire. Ecarté dès le début des discussions le Département aurait certainement contribué à l’élaboration d’un projet tenable, conciliant les contraintes sportives, budgétaires et territoriales ». La collectivité présidée par Charles Ange Ginésy avait voté à l’unanimité et pas plus tard que vendredi un « soutien financier pouvant aller jusqu’à 40 millions d’euros maximum pour accompagner les JO 2030 ».
La marine française a arraisonné hier matin un pétrolier russe « sous sanctions internationales » a annoncé ce matin Emmanuel Macron sur X ce lundi matin. L’intervention s’est déroulée dimanche en haute mer dans l’Atlantique « avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni » a précisé le président, jugeant inacceptable que des bateaux « violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans ». En janvier déjà, un autre pétrolier russe « fantôme » avait été intercepté en Méditerranée par la Royale. L’Union européenne a placé des centaines de ces navires sur liste noire afin d’affaiblir la capacité de financement de guerre de Moscou.
Jean-Michel Chevalier