25 juin 2026
Création d’un réseau de chaleur et de froid renouvelables alimenté par l’énergie de la mer dans le centre-ville de Nice
La Métropole Nice Côte d’Azur a annoncé, lors du conseil métropolitain du 22 juin, le lancement d’une procédure de concession de service public en vue de créer un important réseau de chaleur et de froid alimenté par la thalassothermie dans le centre-ville de Nice.
Le projet, qui s’étendra du boulevard Gambetta jusqu’au port de Nice, reposera sur la valorisation de l’énergie thermique contenue dans l’eau de mer. Cette ressource renouvelable servira à assurer le chauffage, la climatisation et la production d’eau chaude sanitaire de plusieurs milliers de logements, bâtiments tertiaires, équipements publics et établissements hôteliers.
Présentée comme une infrastructure structurante pour les décennies à venir dans le communiqué de presse, cette installation vise à réduire la dépendance du territoire aux énergies fossiles tout en renforçant la sécurité de son approvisionnement énergétique. La Métropole met également en avant la capacité du dispositif à limiter l’exposition des usagers à la volatilité des marchés internationaux de l’énergie.
Au-delà de la production de chaleur, le projet répond à un enjeu croissant d’adaptation au changement climatique. La thalassothermie permettra en effet de développer une offre de froid renouvelable destinée à couvrir les besoins de climatisation, appelés à progresser sous l’effet de l’augmentation des températures.
Le futur réseau sera réalisé dans le cadre d’une délégation de service public. Ce montage doit permettre de mobiliser les investissements nécessaires à la construction et à l’exploitation de l’infrastructure, tout en maintenant la maîtrise publique des orientations stratégiques et des tarifs du service.
Cette annonce intervient dans le cadre de la présentation du nouveau Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) 2026-2032 de la Métropole Nice Côte d’Azur. Ce document fixe les grandes orientations du territoire en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de maîtrise des consommations énergétiques, de qualité de l’air et d’adaptation aux effets du changement climatique.
Succédant au Plan Climat 2019-2025, cette nouvelle feuille de route décline localement les objectifs de la stratégie française énergie-climat. Elle prévoit notamment une réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2032 par rapport au niveau de 2012. Le document intègre également les scénarios de la Trajectoire de Réchauffement de référence pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC). La Métropole affirme vouloir renforcer sa souveraineté énergétique en accélérant le développement des énergies renouvelables, dont la thalassothermie constitue l’un des piliers. Le plan entend également répondre aux enjeux de résilience face aux risques naturels, soutenir l’économie circulaire, préserver la biodiversité et améliorer durablement la qualité de l’air.
La mobilité figure parmi les principaux leviers identifiés pour atteindre les objectifs climatiques du territoire. Les actions envisagées portent notamment sur le développement des transports collectifs, des infrastructures cyclables, des parkings relais, du covoiturage ainsi que sur la poursuite de la décarbonation des flottes de véhicules.
Valérie Noriega