Biot dévoile la sélection du Prix littéraire Stéphane Frantz Di Rippel 2026


Culture


6 juillet 2026

Les ouvrages en lice pour le Prix Stéphane Frantz Di Rippel 2026 dévoilés

La Ville de Biot a dévoilé la sélection des cinq ouvrages en lice pour la cinquième édition du Prix littéraire Stéphane Frantz Di Rippel, consacré aux enquêtes journalistiques. Les lauréats seront récompensés le vendredi 23 octobre 2026, à 19 h, lors d’une cérémonie organisée au complexe Mouratoglou.

Créé pour rendre hommage à Stéphane Frantz Di Rippel, ce prix distingue chaque année des ouvrages de journalistes portant sur les grands enjeux contemporains et la défense de la liberté d’informer.

Trois récompenses seront attribuées : le prix de la Ville de Biot, le prix des lecteurs Nice-Matin et le prix du jury, composé de dix journalistes issus de médias nationaux et régionaux.

Comme lors de la précédente édition, le journaliste sportif Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis plus d’un an, sera nommé symboliquement membre du jury. Les organisateurs annoncent également la création d’un quatrième prix, dont les modalités seront dévoilées à la rentrée.

Un hommage au courage de Stéphane Frantz Di Rippel

Le prix perpétue la mémoire de Stéphane Frantz Di Rippel, ancien directeur du Novotel d’Abidjan et attaché à la commune de Biot. En avril 2011, lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, il avait caché des journalistes dans son établissement afin de les protéger de miliciens. Enlevé avec trois autres hommes d’affaires, il est mort en captivité. Son corps n’a jamais été retrouvé.
Depuis sa création, le prix a notamment récompensé Le clandestin de Daech de Georges Dallemagne et Christophe Lamfalussy (2022), Les Aurores incertaines de Samuel Forey (2023), La France des gourous d’Étienne Jacob (2025) et, lors de la dernière édition, Prisonnier du désert – 711 jours aux mains d’Al-Qaïda d’Olivier Dubois.

Cinq enquêtes sélectionnées

La sélection 2026 rassemble cinq ouvrages publiés par des journalistes français.
Le nom des ombres, d’Arthur Sarradin (Seuil), revient sur le système carcéral mis en place sous le régime de Bachar el-Assad en Syrie, à travers les témoignages d’anciens détenus, de proches du régime et de témoins de cette répression.
Des bourreaux, de Guilherme Ringuenet (HarperCollins), enquête sur les mécanismes de la pédocriminalité en s’appuyant sur des témoignages, des analyses et des travaux de recherche afin de mieux comprendre ce phénomène et les moyens de le prévenir.
Dans la maison d’un taliban, d’Élise Blanchard (Le Cherche Midi), relate plusieurs séjours de la photojournaliste au sein d’une famille talibane en Afghanistan, offrant un témoignage sur le quotidien de ses membres et leurs échanges avec la journaliste.
Moscou parano, de Paul Gogo (Éditions du Rocher), propose un récit de voyage et d’enquête au cœur de la Russie en guerre, entre propagande, contrôle de l’information et conséquences du conflit sur la société russe.
FIFA Connection, de Simon Bolle (Flammarion), est le fruit de deux années d’investigation sur le fonctionnement de la FIFA et sur la présidence de Gianni Infantino, à partir de plus de 110 sources et de documents exclusifs.

Les différents jurys rendront leur verdict lors de la cérémonie du 23 octobre, qui réunira auteurs, journalistes et lecteurs autour de cette cinquième édition du Prix littéraire Stéphane Frantz Di Rippel.


Valérie Noriega