1er août 2026
Le Département du Var a officialisé sa candidature au label UNESCO Géoparc et lancé un projet d’atlas participatif de son patrimoine culturel.
Le Département franchit une étape décisive dans la valorisation de son territoire en annonçant une double initiative ambitieuse. Sous l’impulsion de son président, Jean-Louis Masson, et en collaboration avec Charles Ange Ginesy, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, le Var a présenté le 7 juillet sa candidature au prestigieux réseau mondial des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO (UNESCO Global Geopark).
La candidature concerne un vaste territoire s’étendant de Sanary-sur-Mer jusqu’à Vallauris (Alpes-Maritimes), baptisé « Socle de Provence ». Le label UNESCO Global Geopark distingue des zones possédant un patrimoine géologique d’importance internationale, gérées selon un concept de protection, d’éducation et de développement durable. Pour le Var, cette reconnaissance représentet une formidable opportunité économique et touristique, mettant en lumière la richesse exceptionnelle de ses paysages, des massifs des Maures et de l’Estérel au littoral.
Parallèlement à cette démarche internationale, le Département initie la création d’un grand Atlas du patrimoine culturel. Cet ouvrage a pour vocation de cartographier et de préserver les richesses locales, tant matérielles qu’immatérielles. Il recensera des savoir-faire ancestraux comme la culture de la canne de Provence, la castanéiculture ou l’exploitation du liège, mais aussi les traditions, les rituels, les costumes, les danses et les secrets de métiers qui forgent l’identité provençale.
Pour que cet atlas soit le reflet fidèle de la mémoire collective, le Département a lancé un grand appel à la participation citoyenne. Les habitants sont invités à partager leurs connaissances, leurs recettes de cuisine, leurs histoires familiales ou villageoises via une plateforme en ligne dédiée. L’institution est à la recherche de ce que la tradition locale nomme les « gaubis », ces tours de main uniques et précieux transmis de génération en génération, notamment dans l’utilisation et la préparation culinaire des plantes et des animaux des massifs des Maures, du Tanneron et de l’Estérel.
Gilles Carvoyeur