23 juillet 2026
Tour du monde des actualités de ces dernières heures dans votre revue de presse
Eric Ciotti vient d’écrire à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, pour protester contre la décision récente de « ne permettre aucune commission d’enquête issue du droit de tirage des groupes » lors de la prochaine session parlementaire. Pour le patron de l’UDR, cela revient à se priver « d’une prérogative constitutionnelle de contrôle de l’action du gouvernement, essentielle dans notre démocratie ». Il affirme également l’absence de fondement juridique alors que « chaque président de groupe d’opposition ou de groupe majoritaire obtient, de droit, une fois par session ordinaire, à l’exception de celle précédant le renouvellement de l’Assemblée, la création d’une commission d’enquête ». Cette décision contestée par le maire de Nice a été prise en conférence des présidents du Palais Bourbon au motif que l’administration n‘aurait pas assez d’employés pour faire en quatre mois onze niches parlementaires et onze commissions d’enquête.
Par une ordonnance rendue le 21 juillet 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté la demande de l’association Sea Shepherd France visant à suspendre les décisions autorisant le transfert des dauphins de Marineland vers l’Espagne. Il a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, relevant notamment que l’état de santé des animaux permettait leur transfert et que celui-ci devait être réalisé dans le respect de protocoles stricts par des professionnels spécialisés. La préfecture a précisé dans un communiqué que le transfert de huit dauphins a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 juillet 2026. Les animaux ont été placés dans des caissons adaptés et acheminés, sous escorte, par camions à l’aéroport de Nice Côte d’Azur avant d’être transportés par avion-cargo en direction de Malaga en Espagne. Les services de l’État ont supervisé et sécurisé l’ensemble des opérations menées par le parc et restent pleinement attentifs à l’évolution de la situation pour les deux orques et les quatre dauphins encore présents au parc Marineland.
Une surmortalité de 5 764 décès supplémentaires a été enregistrée à l’occasion des chaleurs extrêmes de la fin juin en France. Elle est surtout marquée pour les population « à partir de 45 ans » mais affecte aussi les tranches d’âge inférieures. Des chiffres jamais vus depuis la canicule de 2003 selon Santé publique France. Les deux tiers des décès concernent des personnes âgées de 75 ans et plus. Un bilan définitif est attendu à l’automne, des régions comme PACA et l’Occitanie étant un peu moins concernées par cette morbidité exceptionnelle.
Open AI, créateur de ChatGPT, a annoncé hier que ses modèles d’intelligence artificielle avancés ont piraté de leur initiative une plateforme utilisée par les programmeurs. Un « cyberincident sans précédent » qui s’est déroulé pendant une phase de test selon Open AI, à l’évidence dépassé par le ‘monstre’ qu’elle a créé. L’entreprise américaine a ouvert une enquête pour cerner les tenants et aboutissants de cette affaire avec la plateforme victime de l’intrusion de cette AI malveillante. On se demandait encore si la machine pouvait échapper au contrôle : nous avons maintenant la réponse. Tout va bien docteur Follamour ?
On ne peut pas à la fois travailler au ministère et fumer la moquette... Plusieurs collaborateurs ont été écartés à la suite de dépistage de drogue a annoncé hier le Premier ministre dans Paris-Match pour qui la consommation « concerne tous les milieux », soit environ un million de personnes en France. « On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les ’quartiers’ et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les ’beaux quartiers’ » assume Sébastien Lecornu qui a annoncé que d’autres contrôles salivaires et aléatoires vont être effectués.
La Commission européenne vient de confirmer la participation de la Hongrie au Parquet européen. Elle sera désormais le 25e État membre à y adhérer, « ce qui témoigne de son engagement renouvelé à rétablir l’état de droit dans le pays ». Le Parquet européen, chargé chargé d’enquêter sur les infractions financières impliquant le budget de l’UE et d’engager des poursuites, aura donc désormais une présence permanente à Budapest. « Aujourd’hui, c’est une bonne nouvelle pour la Hongrie. Il s’agit d’une étape bienvenue dans la lutte contre la fraude et la corruption. La population hongroise disposera désormais d’une garantie pour veiller à ce que les fonds de l’UE servent ses intérêts » a salué la présidente Ursula von der Leyen. Les autorités hongroises devront maintenant proposer trois candidats au poste de procureur européen en Hongrie et prendre toutes les mesures nécessaires pour que le Parquet européen puisse être pleinement opérationnel.
Jean-Michel Chevalier