27 juillet 2026
La Ville de Nice a proposé un plan de sortie de crise au club, par l’intermédiaire d’un courrier
La relégation administrative du Nissa Rugby, prononcée vendredi par l’Autorité de régulation du rugby (A2R), n’est pas définitive à cette heure : le club a annoncé qu’il allait engagé une procédure d’appel, qui lui laisse environ deux semaines pour tenter de présenter des garanties suffisantes et obtenir le maintien en Pro D2. La Ville de Nice indique dans un communiqué du 24 juillet avoir transmis par courrier une proposition de sortie de crise au club.
La municipalité affirme être prête à reconduire, pour la saison prochaine, un niveau de soutien financier comparable à celui accordé cette saison. Selon elle, plus de 3,5 millions d’euros ont déjà été consacrés au club par la Ville, entre subventions et investissements sur les équipements du stade. En y ajoutant les autres collectivités, hors Région, le montant des aides publiques atteint près de 4,5 millions d’euros.
La Ville précise toutefois qu’elle n’augmentera pas davantage son engagement, estimant avoir atteint le plafond autorisé par le Code du sport. Elle souligne également qu’elle ne souhaite pas créer de déséquilibre avec les autres clubs sportifs niçois. Au-delà de cet accompagnement financier, la municipalité met en avant un projet d’infrastructure. Elle prévoit la construction, à partir de septembre 2027, d’une tribune permanente de 1 400 places dédiée aux hospitalités. Selon la Ville, cet équipement doit permettre au club de développer de nouvelles recettes et de renforcer son modèle économique. Cette réalisation s’inscrit dans un projet plus large d’évolution du stade. La municipalité indique qu’en cas d’accession durable du Nissa Rugby au Top 14, d’autres tribunes pourraient être construites afin d’adapter progressivement l’enceinte aux exigences de l’élite. Concernant le déficit de recettes évalué à 1,2 million d’euros par le club en raison de l’absence de tribunes d’hospitalité, la Ville estime avoir déjà compensé cette situation grâce à une augmentation de 1 146 000 euros des subventions versées cette saison. La mairie indique par ailleurs que la Région n’aurait pas versé une aide de 70 000 euros annoncée à la société sportive.
La municipalité appelle par ailleurs le club à revoir son budget prévisionnel. Elle juge que la progression de la masse salariale des joueurs, annoncée à 3,8 millions d’euros contre 2 millions la saison précédente, soit une hausse de 88 %, apparaît élevée pour une première saison en Pro D2. La Ville souligne que plusieurs clubs du championnat évoluent avec une masse salariale proche de 2,5 millions d’euros.
Enfin, la Ville de Nice estime que son projet constitue une réponse équilibrée aux attentes du régulateur. Elle appelle désormais les dirigeants et les investisseurs du Nissa Rugby à accepter cette proposition afin de préserver le maintien du club. À défaut, elle annonce qu’un repreneur se serait déjà manifesté et réaffirme sa volonté de rester mobilisée pour assurer l’avenir du rugby niçois.
Valérie Noriega