4 août 2026
Guillaume Decard, maire de Puget-sur-Argens, interpelle l’État sur le suivi du rapport Falco sur la sécurité civile, un an après sa remise.
Alors que la saison estivale bat son plein et que les risques d’incendies sont à leur paroxysme, une voix s’élève dans le Var pour réclamer des comptes. Guillaume Decard, maire de Puget-sur-Argens, vice-président du Conseil départemental du Var et président de Var Tourisme, questionne publiquement l’exécutif sur les suites données au rapport Falco, un document stratégique contenant 116 préconisations pour moderniser la sécurité civile en France.
Le 17 novembre 2022, au lendemain d’un été déjà marqué par des feux d’une intensité inédite, le président de la République confiait à Hubert Falco, alors maire de Toulon, une « Mission Interministérielle de Modernisation de la Sécurité Civile et de Protection contre les Risques Majeurs ». L’objectif était de mener une large concertation et proposer des mesures concrètes, avec la promesse de « lancer rapidement des expérimentations ».
Le fruit de ce travail, un rapport dense de 116 préconisations, a été remis à l’Élysée le 2 juin 2023.
Plus d’un an plus tard, face à la récurrence des incendies dévastateurs, Guillaume Decard s’impatiente et pose trois questions directes à l’État : « Qu’a fait l’État de ce rapport ? Où en est l’application des 116 préconisations ? Les expérimentations promises « dès le printemps » suivant le rapport ont-elles été engagées ? Où ? Avec quels résultats ? », demande l’élu dans son communiqué.
Pour Guillaume Decard, le temps des constats et des analyses est révolu. Il dénonce un schéma qui se répète après chaque catastrophe : une forte émotion populaire, suivie de la commande d’un rapport d’experts, qui finit bien souvent par être oublié. « Je le dis avec gravité et détermination : cessons le cycle « émotion–rapport–oubli. Publions un point d’étape détaillé mesure par mesure et arrêtons un calendrier exécutoire », martèle-t-il.
Cette interpellation vise à transformer les recommandations en un plan d’action concret, assorti d’échéances précises et de moyens dédiés, pour rompre avec l’attentisme et renforcer durablement la résilience des territoires face à des risques climatiques et naturels qui s’intensifient.
L’élu varois conclut son propos en rendant hommage à tous ceux qui luttent en première ligne contre les flammes et autres catastrophes. Il estime que la meilleure reconnaissance de leur engagement passe par des actes politiques forts et non plus seulement par des paroles de soutien. « À celles et ceux qui tiennent la ligne de feu - sapeurs-pompiers, militaires, forces de secours et de sécurité, maires et élus locaux, agents publics, bénévoles et associations - l’Etat doit plus que des applaudissements : il doit des décisions claires et des moyens durables », conclut Guillaume Decard.
Gilles Carvoyeur