12 août 2026
L’aide sera accessible pendant quatre mois entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.
Le gouvernement va ouvrir, à partir du 1er septembre, un dispositif d’aide à l’acquisition ou à la location de véhicules électriques destiné spécifiquement aux taxis. Annoncée le 21 mai par Philippe Tabarot dans le cadre du plan d’électrification des transports, cette mesure entrera en vigueur avec un mois d’avance sur le calendrier initial précise le communiqué de ce 12 août.
Le dispositif doit accompagner les travailleurs, dont l’activité implique des kilométrages élevés, dans le renouvellement de leur véhicule vers des modèles électriques.
Le dispositif concerne les personnes physiques comme les personnes morales exerçant une activité de taxi. Il s’applique à l’achat ou à la location d’une voiture électrique répondant à plusieurs critères : un score environnemental minimal, une masse inférieure à 2.400 kg et un prix d’acquisition ne dépassant pas 65.000 euros hors options.
Le montant de l’aide sera d’environ 3 500 euros. Il pourra atteindre jusqu’à 5 500 euros lorsque le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe. Ces montants sont toutefois susceptibles d’évoluer en fonction notamment des cours des certificats d’économies d’énergie (CEE) et des contrats de financement conclus entre les constructeurs et les opérateurs concernés.
Pour bénéficier de l’aide, les taxis devront notamment justifier de leur activité. Le dossier devra comprendre une copie de l’autorisation de stationnement, la facture de mise en place du taximètre par un organisme agréé faisant apparaître l’immatriculation du véhicule, ainsi qu’un certificat d’immatriculation provisoire ou définitif portant la mention « taxi ».
L’aide sera accessible pendant quatre mois. Elle concernera les commandes réalisées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.
Le gouvernement justifie la création de ce dispositif spécifique par les contraintes propres à l’activité des taxis, notamment l’encadrement de leurs tarifs et leurs besoins en matière de véhicules. Le relèvement du plafond de prix et l’ouverture de l’aide aux professionnels doivent notamment permettre de prendre davantage en compte les contraintes de gabarit. Cette mesure s’inscrit dans le prolongement des dispositifs déjà engagés dans le cadre du plan d’électrification, parmi lesquels le leasing électrique et le renforcement des aides à l’achat ou à la location de véhicules utilitaires légers et de poids lourds électriques.
Valérie Noriega