14 août 2026
Un colloque pour contribuer au débat sur les transformations possibles des institutions françaises
Quel avenir pour les institutions françaises à l’approche de l’élection présidentielle de 2027 ? Université Côte d’Azur consacrera, le 25 septembre, une journée de débats à cette question lors du colloque « Réinventer la Ve République – Débats et propositions autour de l’avenir de la Constitution de 1958 », organisé sur le campus Trotabas, à Nice.
Organisée par l’Équipe de recherche sur les mutations de l’Europe et de ses sociétés (ERMES) et le Centre d’étude et de recherche en droit administratif, constitutionnel, financier et fiscal (CERDACFF), avec le soutien de l’École universitaire de recherche LexSociété, cette rencontre entend mettre en débat plusieurs pistes d’évolution du système constitutionnel français.
La journée s’inscrit dans le contexte de la crise institutionnelle et politique ouverte en 2024 et des interrogations qu’elle suscite sur le fonctionnement des institutions. Les organisateurs souhaitent également nourrir la réflexion à l’approche de la campagne pour l’élection présidentielle de 2027.
Les échanges débuteront à 9h15 par une table ronde consacrée aux réformes institutionnelles et à la répartition des pouvoirs. Plusieurs propositions seront examinées, notamment un renforcement du rôle du Premier ministre, l’instauration d’une motion de censure constructive ou encore un rééquilibrage des prérogatives du président de la République en matière de nominations et de politique étrangère et de sécurité. Le rapport entre le Parlement et le Conseil constitutionnel, ainsi que la possibilité d’introduire un vote de confiance sur le budget, feront également partie des sujets abordés.
La deuxième table ronde, prévue à partir de 11h30, portera sur les réformes électorales, avec des questions relatives à la représentativité, au rôle du Sénat, au redécoupage des circonscriptions législatives et à la fonction de représentation du Parlement. La « déprésidentialisation » de la Ve République sera notamment discutée par la politologue Brigitte Gaiti.
L’après-midi sera consacrée aux réformes démocratiques, à la justice et aux droits et libertés. Parmi les propositions présentées figurent l’institutionnalisation des conventions citoyennes, une réforme du référendum ou encore l’idée de soumettre tout projet de révision constitutionnelle au référendum. Les participants s’interrogeront également sur la place du Conseil constitutionnel et sur les moyens de favoriser une meilleure appropriation de la Constitution par les citoyens. La question de nouveaux droits constitutionnels, qualifiés de « droits de dernière génération », sera notamment abordée.
Valérie Noriega