14 août 2026
Carrefour annonce un plan d’urgence pour soutenir les filières agricoles touchées par la sécheresse
Face à la multiplication des épisodes caniculaires et à une sécheresse qui affecte fortement les rendements agricoles, Carrefour annonce un dispositif d’accompagnement d’urgence destiné à ses partenaires agricoles. Le plan, élaboré après des échanges avec les organisations agricoles, cible en priorité les filières de fruits et légumes, particulièrement touchées depuis le début de l’été, ainsi que les éleveurs bovins confrontés à la hausse du coût de l’alimentation animale.
Pour les producteurs de fruits et légumes, l’enseigne prévoit d’abord d’assouplir ses cahiers des charges. Les critères portant sur le poids, le calibre ou l’aspect visuel pourront ainsi être adaptés aux contraintes liées à la sécheresse. L’objectif est de permettre la commercialisation de produits conformes aux exigences de qualité mais plus petits ou présentant des défauts d’aspect, afin de limiter les pertes et de préserver le revenu des exploitants. Cette mesure répond à l’une des principales demandes formulées par les organisations de producteurs.
Carrefour annonce également un raccourcissement temporaire des délais de paiement à 15 jours, pendant un mois, afin d’apporter davantage de souplesse aux trésoreries des exploitations. Les prix d’achat des fruits et légumes frais pourront par ailleurs être révisés immédiatement lorsque les producteurs font état d’une hausse de leurs coûts de production directement liée aux épisodes caniculaires. L’enseigne s’engage en outre à privilégier systématiquement l’origine française pour les variétés de fruits et légumes produites sur le territoire. Elle indique enfin qu’aucune pénalité de retard ne sera appliquée en cas de difficultés logistiques ou de problèmes d’approvisionnement.
Le dispositif s’étend également à l’élevage bovin. La sous-production de maïs, conséquence des conditions climatiques, fait peser une pression supplémentaire sur les éleveurs, contraints de faire face à un renchérissement de l’alimentation de leurs animaux. Pour y répondre, Carrefour prévoit d’introduire une « clause sécheresse » dans les cahiers des charges de ses filières bovines. Cette disposition doit permettre de prendre plus facilement en compte le surcoût de l’alimentation animale dans le prix payé aux producteurs partenaires.
Valérie Noriega