Des élus des Alpes-Maritimes écrivent au ministre de l’Intérieur pour réclamer 100 policiers supplémentaires


Politique


18 août 2026

Les élus signataires demandent au ministère de l’Intérieur de répondre favorablement à leur demande de 100 policiers supplémentaires.

Une trentaine d’élus des Alpes-Maritimes ont cosigné le 18 août une lettre adressée au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez pour demander le renforcement des effectifs de la Police nationale dans le département. Ils réclament l’affectation d’au moins 100 policiers supplémentaires.

À l’initiative du député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes Cyril Tribuiani, des parlementaires, maires et élus locaux de différentes sensibilités politiques ont cosigné une lettre adressée, mardi 18 août 2026, au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Dans ce courrier, les élus demandent l’affectation d’au moins 100 policiers nationaux supplémentaires dans les Alpes-Maritimes lors de la prochaine vague d’affectations de fin d’année.

Environ 2 340 policiers actuellement dans le département

Les signataires indiquent que près de 2 340 policiers nationaux sont actuellement affectés dans les Alpes-Maritimes. S’appuyant sur des éléments communiqués par le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, ils estiment qu’une centaine de policiers supplémentaires serait nécessaire pour «  maintenir les services à flot », compenser les départs et assurer le fonctionnement des services.
Dans leur courrier, les élus précisent que ce renfort représenterait moins de 5 % des effectifs actuels. Ils le présentent comme « le renfort minimal indispensable  » pour préserver les capacités opérationnelles de la Police nationale et garantir la continuité des missions de sécurité publique. Les signataires mettent également en avant les conditions de travail des policiers, estimant que le renforcement des effectifs doit permettre de mieux répondre aux besoins du territoire tout en limitant la pression exercée sur les agents en poste.

Des arbitrages attendus dès octobre

Le calendrier constitue, selon les élus, l’un des enjeux de cette demande. Les arbitrages concernant les recrutements et les affectations doivent intervenir dès le mois d’octobre, écrivent-ils, pour permettre une arrivée effective des nouveaux policiers sur le terrain au mois de décembre. Les signataires alertent sur les conséquences d’un éventuel retard, qui pourrait, selon eux, «  faire peser un risque supplémentaire sur la sécurité des habitants  », mais également dégrader davantage les conditions de travail des policiers.
Ils demandent donc au ministre de l’Intérieur de prendre en compte leur requête lors de la prochaine vague d’affectations.

Une mobilisation transpartisane

La lettre réunit des élus appartenant à plusieurs sensibilités politiques, parmi lesquels des députés, un sénateur, des maires, des conseillers régionaux, départementaux et métropolitains. Parmi les cosignataires figurent notamment Éric Ciotti, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, les députés Bernard Chaix, Christelle d’Intorni, Éric Pauget, Lionel Tivoli et Gabriel Tomatis, ainsi que le sénateur Henri Leroy. Plusieurs maires du département ont également apposé leur signature, dont Alexandra Masson, maire de Menton, Bryan Masson, maire de Cagnes-sur-Mer, Joseph Segura, maire de Saint-Laurent-du-Var, Cyril Piazza, maire de Peille, Jean-Claude Niel, maire de Gilette, ou encore Anaïs Tosel, maire de Falicon. Des élus régionaux et départementaux figurent également parmi les signataires, comme Thomas Berettoni, Gaëlle Frontoni, Virginie Leclerc-Escalier, Laurent Merengone ou Carine Papy. Les élus expliquent avoir souhaité dépasser les «  clivages » et les « appartenances politiques » pour défendre collectivement les moyens consacrés à la sécurité dans les Alpes-Maritimes. Ils considèrent la sécurité des habitants comme « un bien commun » et appellent à une réponse collective face aux difficultés d’effectifs rencontrées par les services de police.


Valérie Noriega