19 août 2026
Sur le territoire de la Métropole Nice Côte d’Azur, la fréquentation touristique progresse légèrement
Sur le territoire de la Métropole Nice Côte d’Azur, la fréquentation touristique progresse légèrement malgré des séjours plus courts et des réservations plus tardives.
Une saison globalement stable, malgré un contexte économique et international incertain. À l’heure de dresser un premier bilan de l’été 2026, Denis Del Rio, président de l’Office de Tourisme Nice Côte d’Azur et adjoint au maire de Nice délégué au tourisme et à l’événementiel, évoque une légère hausse de la fréquentation sur le territoire métropolitain.
« La Côte d’Azur reste une terre de tourisme », résume-t-il. « Nous avons, dans l’ensemble, une forte stabilité, avec une augmentation de la fréquentation, mais des séjours un petit peu plus courts. » Les réservations interviennent aussi de plus en plus souvent à la dernière minute, une tendance qui complique l’organisation des professionnels de l’hôtellerie, notamment pour adapter les effectifs et la gestion des établissements.
Le taux d’occupation dans les hôtels à Nice en juillet 2026 a été en moyenne de 92 %, en hausse d’un point par rapport à juillet 2025 et toujours dans les hôtels de Nice, en juillet, il a dépassé 90 % pendant plus de 20 nuits, avec un maximum à 99 % lors des concerts de The Weeknd. Le WE prolongé du 14 juillet a également été un véritable temps fort pour l’hôtellerie niçoise Le taux moyen d’occupation hôtelière meublés de tourisme s’est établi en juillet autour de 69 %, contre 68 % en 2025. Une évolution limitée, mais positive. Les grands rendez-vous sportifs et musicaux organisés sur le territoire, à l’image des deux concerts de The Weeknd, du Nice Jazz Fest et de l’Ultra-Trail, ont eu un effet immédiat sur les réservations, mais aussi sur le revenu moyen par chambre. « Il faut multiplier les événements », estime Denis Del Rio.
La situation apparaît plus contrastée dans la restauration. Si l’activité hôtelière reste stable et jugée positive, Denis Del Rio évoque une baisse de la fréquentation et de la consommation dans les restaurants. Il l’explique par les contraintes qui pèsent sur le pouvoir d’achat. Les vacanciers continuent de venir sur la Côte d’Azur, mais arbitrent davantage leurs dépenses une fois sur place. Aucun chiffre précis n’est cependant encore disponible pour mesurer cette baisse. C’est dans ce contexte qu’a été menée la campagne « On se fait un resto ? », portée conjointement par la Chambre d’industrie et Côte d’Azur France Tourisme, et accompagnée par l’Office de Tourisme Nice Côte d’Azur afin de soutenir les restaurateurs.
La fréquentation ne se concentre plus uniquement sur juillet et août. Selon l’Office de Tourisme Nice Côte d’Azur, les niveaux de réservation enregistrés pour septembre et octobre sont élevés et laissent entrevoir une arrière-saison prometteuse. L’Office travaille depuis plusieurs années à étendre la fréquentation au-delà des seuls mois d’été, notamment pendant l’hiver et l’arrière-saison.
Concernant les épisodes de canicule, aucun impact direct n’est mesuré à ce stade sur la fréquentation. Denis Del Rio souligne toutefois que la Côte d’Azur offre plusieurs possibilités pour mieux la supporter : « soit une bouffée d’oxygène en montant en montagne, soit la possibilité de se rafraîchir en bord de mer ».
Ce premier bilan porte uniquement sur le territoire couvert par l’Office de Tourisme Nice Côte d’Azur. Les données concernant l’ensemble des Alpes-Maritimes doivent être communiquées ultérieurement par Côte d’Azur France Tourisme.
Manon Laniel