26 août 2026
Que faire si vous avez été victime de cette cyberattaque ? Les précisions de Bercy.
En juin et juillet, des « accès illégitimes » ont concerné certaines données du système d’information de la DGFiP après l’usurpation des identifiants d’agents publics. Ils ont permis la consultation et l’extraction de certaines données concernant des particuliers et des professionnels. Les précisions de Bercy.
Mercredi 12 et jeudi 13 août, un acteur malveillant a revendiqué des accès illégitimes au système d’information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) reposant sur des usurpations d’identifiants d’un agent de la DGFiP et d’un tiers habilité. Dès la détection de ces intrusions, la DGFiP a immédiatement interrompu les accès de l’ensemble des comptes utilisés dans les incidents identifiés.
Les investigations approfondies ont permis d’établir que, préalablement à leur interruption, ces accès avaient été utilisés pour consulter et extraire certaines données concernant 678 000 particuliers et professionnels, notamment des données fiscales telles que le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou le taux de prélèvement à la source, et en ce qui concerne les entreprises, des données telles que leur raison sociale ou leur SIREN. Des données cadastrales relatives aux adresses et aux surfaces de biens immobiliers ont également été consultées. Dès l’identification de ces vols de données, la DGFiP a saisi la CNIL. Les espaces Finances publiques des usagers particuliers et professionnels n’ont pas été compromis. Les identifiants et les mots de passe des particuliers et des professionnels n’ont pas été compromis.
Des mesures de sécurité complémentaires ont immédiatement été mises en œuvre par des coupures préventives des accès à des systèmes d’information sensibles. La DGFiP prendra directement contact avec chacun des particuliers et professionnels concernés : ils recevront – ou ont déjà reçu pour certains – une information individuelle par courriel ou courrier précisant les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites et, le cas échéant, les mesures de vigilance à adopter.
Les données suivantes ont pu être consultées : votre identifiant fiscal, votre état-civil, vos coordonnées postales, téléphoniques et électroniques, votre situation fiscale (situation de famille, nombre de personnes à charge, nombre de parts, revenu fiscal de référence, et taux de prélèvement à la source) ainsi que la liste des messages que vous avez échangés avec la DGFiP par la messagerie d’impots.gouv.fr.
Les conséquences de ces intrusions portent principalement sur de possibles tentatives d’escroqueries par l’intermédiaire de messages (« hameçonnage ») ou des appels frauduleux (par exemple des fraudes par manipulation, notamment au faux conseiller bancaire, au président, etc.) rendus plus crédibles par la mention de vos données personnelles. Ces données peuvent également être utilisées dans des tentatives d’usurpation d’identité. Celles-ci supposent toutefois que les acteurs malveillants se procurent la copie de vos pièces d’identité.
Voici les principaux conseils de la DGFiP à retenir pour vous protéger face à des risques de cybermalveillance : soyez méfiants face aux courriels, SMS, appels téléphoniques ou messages non sollicités ; ne communiquez jamais vos codes, identifiants, mots de passe ou coordonnées bancaires en réponse à une sollicitation ; prenez le temps de vérifier les informations par vous-même : les arnaqueurs jouent sur l’urgence et la peur pour vous faire réagir ; faites attention aux liens et aux pièces-jointes : en cas de doute, ne cliquez pas.
Par ailleurs, vérifiez l’expéditeur d’un message : pour la DGFiP l’adresse courriel se termine toujours par « @dgfip.finances.gouv.fr » ou « @authentification.impots.gouv.fr ». Si vous souhaitez accéder à votre espace Finances publiques, connectez-vous vous-même directement sur https://www.impots.gouv.fr ou sur l’application. Ne cliquez en aucun cas sur un lien qui serait indiqué dans un courriel, un SMS ou encore une publication.
Pensez à conserver toutes les preuves (messages, adresse du site, captures d’écran…) si vous suspectez une utilisation frauduleuse de vos données. En cas de tentative de fraude, faites un signalement sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr. Ensuite, vous devez déposer une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Celle-ci peut se faire en ligne depuis la plateforme THÉSÉE.
Jean-Michel Chevalier