26 août 2026
La Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) veut mieux identifier et combattre les espèces végétales exotiques envahissantes présentes dans les espaces naturels de son territoire. Une étude stratégique, lancée fin 2024 avec le Conservatoire botanique national méditerranéen, doit permettre de mieux cibler les interventions.
Tabac glauque, plantes invasives… Sur le territoire de TPM, certaines espèces végétales introduites peuvent progressivement prendre la place de la flore locale et modifier les équilibres naturels. Pour mieux mesurer le phénomène et organiser la lutte, la Métropole a engagé fin 2024 une étude consacrée aux espèces végétales exotiques envahissantes (EVEE).
L’objectif est d’abord de dresser un état des lieux plus précis. Il s’agit de centraliser et d’actualiser les données disponibles, d’identifier les secteurs les plus concernés et de déterminer les interventions prioritaires. La démarche doit ensuite déboucher sur des actions de gestion adaptées aux différentes situations.
Le travail est mené avec le Conservatoire botanique national méditerranéen (CBNMed), dans le cadre d’une coopération entre organismes publics. Cinq plans de gestion doivent être élaborés pour les principaux espaces naturels suivis par la Métropole : les secteurs Est, Centre et Ouest, les zones humides ainsi que le sentier du littoral. Ces espaces comprennent notamment des forêts communales, des sites appartenant au Conservatoire du littoral et des secteurs intégrés au réseau Natura 2000. Pour la métropole, l’enjeu est de passer d’une connaissance dispersée des espèces présentes à une stratégie coordonnée. Les secteurs prioritaires pourront ainsi être identifiés et des méthodes de gestion définies en fonction des espèces et des milieux concernés.
L’étude doit également permettre de mettre en place des programmes d’intervention destinés à limiter la propagation de certaines plantes, voire à les éradiquer lorsque cela est possible. La Métropole rappelle que les espèces végétales exotiques envahissantes font partie des principales causes d’érosion de la biodiversité. Leur développement peut entraîner une dégradation des habitats naturels et une diminution de la flore locale. Le changement climatique peut également favoriser leur implantation en permettant à certaines espèces de survivre dans des secteurs où elles ne pouvaient auparavant pas se développer.
Cette démarche bénéficie du Fonds vert, dispositif national destiné notamment à accompagner les collectivités dans leurs projets environnementaux. TPM a obtenu une subvention de 18 200 euros, représentant 40 % du coût total de l’étude.
Pour la Métropole, cette aide doit contribuer à renforcer les moyens consacrés à la connaissance et à la gestion des espèces invasives dans les espaces naturels dont elle assure la gestion. La démarche doit désormais permettre de passer progressivement du recensement à l’action, avec des interventions ciblées sur les secteurs et les espèces identifiés comme prioritaires.
Valérie Noriega