25 septembre 2026
L’association des Communes forestières de Provence-Alpes-Côte d’Azur a officialisé sa stratégie pour le nouveau mandat, axée sur la résilience climatique et la valorisation économique.
Suite aux dernières élections municipales et à l’installation des nouvelles équipes, l’association des Communes forestières de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre dans une nouvelle phase. L’organisation, qui fédère les collectivités propriétaires de forêts, a présenté sa feuille de route stratégique pour les six années à venir. Sous la présidence renouvelée d’André-Luc Martin, maire de Collobrières (Var), les élus forestiers entendent positionner la forêt comme un pilier central de l’aménagement durable du territoire régional. Les axes de travail s’articulent autour d’une double ambition : renforcer la capacité d’adaptation des massifs forestiers face aux dérèglements climatiques tout en consolidant une filière bois locale, créatrice de valeur et d’emplois.
La priorité du mandat demeure la gestion du risque incendie, exacerbé par des sécheresses de plus en plus intenses et longues. L’association prévoit d’intensifier son appui technique auprès des communes pour l’élaboration et la mise en œuvre des Plans de Débroussaillement et d’Aménagement Forestier (PDAF). La collaboration avec l’Office National des Forêts (ONF) et les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) sera renforcée pour optimiser les actions de prévention active.
« Face à l’accélération du changement climatique, notre rôle n’est plus seulement de protéger la forêt, mais de l’adapter pour qu’elle continue à nous protéger. Cela passe par une gestion proactive et concertée du risque incendie », a souligné André-Luc Martin.
Au-delà du feu, l’enjeu de la gestion de la ressource en eau est également au cœur des préoccupations, la forêt jouant un rôle essentiel dans la régulation des cycles hydrologiques.
Le second grand chantier porte sur la valorisation économique de la ressource forestière. L’association souhaite accompagner les communes pour développer des projets basés sur les circuits courts, que ce soit pour le bois-énergie alimentant des réseaux de chaleur publics ou pour le bois d’œuvre destiné à la construction. L’ambition est de favoriser l’utilisation du bois issu des forêts régionales dans les projets de bâtiments publics (écoles, gymnases, mairies), soutenant ainsi une économie locale et non délocalisable. « La forêt est un formidable atout économique pour nos territoires ruraux. Nous devons aider nos communes à mieux valoriser cette ressource, du bois de chauffage jusqu’au bois de construction pour nos bâtiments publics », a insisté le président.
Enfin, les Communes forestières réaffirment leur mission d’interface entre les élus locaux et les différentes institutions (État, Région Sud, Départements). L’association continuera de porter la voix des territoires forestiers dans les grandes instances de décision, en s’assurant que les spécificités et les besoins des zones rurales et de montagne soient pleinement intégrés dans les politiques publiques régionales. Le mandat qui s’ouvre sera donc celui du renforcement de cette gouvernance partagée, essentielle à une gestion forestière multifonctionnelle et durable.
Gilles Carvoyeur