Salon AIM Marseille : la Région Sud veut accélérer sur l’intelligence artificielle


Politique


24 septembre 2026

Le salon Artificial Intelligence Marseille (AIM) 2026 a été officiellement ouvert ce jeudi 24 septembre à Marseille. La Région Sud, partenaire de l’événement depuis sa création, y a réaffirmé son ambition de faire du territoire un pôle majeur de l’intelligence artificielle.

Le coup d’envoi de l’édition 2026 du salon Artificial Intelligence Marseille (AIM) a été donné ce jeudi 24 septembre. Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a officiellement ouvert cette quatrième édition, en présence notamment de Stéphane Richard, président du directoire de l’Olympique de Marseille, et de Rodolphe Saadé, président-directeur général du groupe CMA CGM.

Placée sous le thème «  The Big Shift – The Great Acceleration », cette nouvelle édition met en avant l’accélération du développement et des usages de l’intelligence artificielle.

Un plan de 70 millions d’euros sur cinq ans

Partenaire d’AIM depuis sa création en 2023, la Région Sud s’appuie notamment sur son Plan Sud pour des intelligences artificielles, lancé en 2024 et doté de 70 millions d’euros sur cinq ans. Ce plan vise à accompagner l’innovation, le développement des entreprises et l’émergence de solutions présentées comme souveraines, tout en favorisant l’accès aux technologies d’intelligence artificielle pour les entreprises, les services publics et les territoires.
« Avec un Plan IA doté de 70 millions d’euros, 209 startups IA et Data et 30 % des investissements étrangers français du secteur accueillis sur notre territoire, nous transformons l’innovation en opportunités concrètes pour nos entreprises, nos jeunes et nos habitants  », a déclaré le président de la Région à l’occasion de l’ouverture du salon.
Selon les chiffres communiqués par la Région, 209 startups spécialisées dans l’IA et la data étaient recensées fin 2025, contre 127 un an plus tôt.

Des expérimentations dans les lycées et l’administration

La collectivité met également en avant plusieurs expérimentations menées depuis le lancement de son plan.Dans l’administration régionale, dix usages de l’intelligence artificielle ont été expérimentés et plus de 200 agents ont été formés à Copilot M365, selon les données communiquées par la Région. La collectivité indique par ailleurs avoir engagé 1,5 million d’euros pour le centre de calcul intensif CIRCALIS, à Sophia Antipolis. Dans les lycées, l’IA est également utilisée pour agir sur le gaspillage alimentaire. La Région indique que, dans 15 établissements, la solution Kikléo a permis de réduire de 19 % le gaspillage alimentaire et de 34 % son coût.

Un nouvel acte consacré notamment à la souveraineté numérique

L’édition 2026 de l’AIM marque, selon la Région, la première grande séquence publique de l’Acte II de son Plan IA. Cette nouvelle phase doit prolonger les actions engagées depuis 2024, avec une attention particulière portée à la souveraineté numérique. Quatre orientations sont mises en avant : développer une intelligence artificielle responsable, rendre ses usages accessibles au plus grand nombre, renforcer l’attractivité du territoire et garantir sa souveraineté numérique. La Région souhaite notamment soutenir les solutions développées par les startups régionales, réduire certaines dépendances technologiques et diversifier ses fournisseurs. Elle prévoit également de travailler à une doctrine régionale concernant l’accueil d’infrastructures numériques stratégiques, parmi lesquelles les data centers.

"Lors du sommet Artificial Intelligence Marseille, on m’a demandé quel rôle une Région peut jouer dans la course à l’intelligence artificielle.
Ma réponse est simple : ce n’est pas le politique qui fait l’IA. Ce sont les chercheurs et les entreprises. Notre rôle est de créer les conditions pour qu’ils réussissent, en formant les talents, en facilitant l’accès aux financements, et en posant des règles.
L’IA ne doit pas porter atteinte à nos droits fondamentaux, elle doit être au service de nos libertés ! Nous ne voulons pas d’une société numérisée sous surveillance.
Depuis 2024, avec son Plan IA, la Région Sud forme les jeunes et les salariés, nous rapprochons nos laboratoires de nos industriels et nous utilisons ces outils nous-mêmes. Dans 15 lycées, l’application KIKLEO aide déjà à réduire le gaspillage alimentaire à la cantine. Notre territoire compte aujourd’hui 209 start-up spécialisées, contre 127 en 2024. En octobre, nous voterons l’Acte II de ce plan, avec une priorité : notre souveraineté numérique.
Qui contrôle les données, les modèles, les puces et le calcul ? Cette question relève pleinement du politique. Nous devons y répondre en France et en Europe !
" a déclaré Renaud Muselier.


Valérie Noriega